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Côte d'Ivoire : Prévenir plutôt que subir, le CNCMR déploie son mécanisme d'alerte précoce à Dabou pour anticiper et mieux protéger les populations
 

Côte d'Ivoire : Prévenir plutôt que subir, le CNCMR déploie son mécanisme d'alerte précoce à Dabou pour anticiper et mieux protéger les populations

 
 
 
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© Koaci.com - mardi 13 octobre 2026 - 14:10

Anticiper les menaces avant qu’elles ne se transforment en crises majeures. C’est l’ambition du Centre national de coordination du mécanisme de réponse à l’alerte précoce (CNCMR), qui a engagé, mardi 13 octobre 2026, à Dabou, le déploiement du Mécanisme national d’alerte précoce et de réponse (MAP) dans la région des Grands-Ponts. Cette initiative entend rapprocher les dispositifs de prévention des populations et améliorer la coordination des acteurs chargés de leur protection.


Ouvert par Amani Michelle Hortense, préfet de la région des Grands-Ponts et du département de Dabou, l’atelier de formation réunit les autorités préfectorales, les collectivités territoriales et différents acteurs locaux autour d’un objectif commun : mieux détecter les risques et apporter des réponses adaptées.


Après une phase pilote conduite de juin 2024 à octobre 2025 dans la région de la Mé, le CNCMR passe à l’extension de son dispositif. Selon son directeur, le docteur Yoman Ekanza Gabriel, le choix des Grands-Ponts s’explique notamment par le potentiel économique de la région et les menaces auxquelles elle est exposée, dont l’érosion côtière.


« Nous allons mettre les populations à contribution, à commencer par le corps préfectoral, en collectant les informations importantes afin de traiter toutes ces menaces », a-t-il expliqué.


Le déploiement concernera successivement Dabou, Jacqueville et Grand-Lahou, avant une extension progressive à d’autres régions du pays.


Au cœur du MAP, le Système d’information et de gestion des alertes et des réponses (SIGAR) doit permettre de collecter, centraliser et analyser les informations remontées du terrain. L’objectif est de dépasser les interventions essentiellement déclenchées après l’apparition d’un problème.


 

Présentant le projet, le docteur Ya Komenan Raphaël, expert chargé des questions de crime et de criminalité au CNCMR et chef du projet MAP, a insisté sur la nécessité de fédérer les initiatives existantes. Il s’agit, selon lui, de « mettre en place un dispositif permanent » capable d’anticiper les menaces plutôt que de se limiter à des réactions ponctuelles.


Les alertes pourront ainsi être examinées aux différents échelons administratifs, du village au niveau national. Cette organisation doit faciliter la circulation de l’information et permettre aux autorités compétentes de prendre des décisions éclairées.


Pour Amani Michelle Hortense, la paix et la stabilité constituent des conditions indispensables au développement des territoires. Elle a invité les participants à s’approprier les outils présentés et à renforcer leur collaboration.


« Il nous appartient de faire de l’alerte précoce un véritable instrument de prévention des crises et de préservation de la paix sociale dans notre département », a-t-elle déclaré.


Le directeur du CNCMR a également souligné le rôle essentiel des chefs traditionnels dans la remontée des informations. « Si on ne collabore pas avec ces chefs-là, le travail ne sera pas bien fait », a-t-il prévenu, assurant que leur contribution serait prise en compte.


 

À l’issue de la cérémonie, du matériel informatique composé notamment d’ordinateurs portables, de tablettes et de dispositifs de connexion internet a été remis symboliquement aux autorités préfectorales. Ces équipements doivent soutenir le fonctionnement du SIGAR et faciliter le traitement des alertes.


Au-delà des outils technologiques, le succès du MAP dépendra toutefois de la capacité des acteurs à travailler ensemble et à faire remonter les préoccupations du terrain. Car, à Dabou, l’enjeu est clair : détecter les menaces à temps pour éviter qu’elles ne mettent en péril la sécurité et le bien-être des populations.



Jean Chresus, Abidjan


 
 
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