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Côte d'Ivoire : Adjamé, accusations de mauvaise gestion, le Conseil municipal brise le silence et contre-attaque, la livraison des projets d'ici mi-2027
 

Côte d'Ivoire : Adjamé, accusations de mauvaise gestion, le Conseil municipal brise le silence et contre-attaque, la livraison des projets d'ici mi-2027

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 16 octobre 2026 - 20:46


Accusations de mauvaise gestion, soupçons de détournement de fonds, retards dans les travaux et climat social tendu. Le Conseil municipal d’Adjamé a décidé de répondre aux controverses entourant la gestion de la commune. Dans une déclaration lue par le conseiller municipal Bamba Soumaïla, l’équipe municipale défend sa gestion financière, reconnaît des retards dans l’exécution de certains projets et fixe la mi-2027 comme échéance pour leur livraison.


Le Conseil municipal d’Adjamé brise le silence face aux controverses qui agitent la commune depuis plusieurs semaines. Au cœur des débats, les déclarations attribuées à Fousseny Konaté sur la gestion des ressources communales, la réalisation des infrastructures et le climat social dans cette commune populaire d’Abidjan.


Pour apporter sa version des faits, le Conseil municipal a rendu publique une déclaration lue par le conseiller municipal Bamba Soumaïla. L’objectif affiché est de clarifier plusieurs points contestés, de rassurer les populations et de rétablir le débat sur la base d’informations vérifiables.


D’entrée de jeu, l’équipe municipale rappelle que la critique de l’action publique constitue un droit fondamental dans une démocratie. Elle estime toutefois que les accusations portées contre la municipalité doivent reposer sur des faits établis, plutôt que sur des interprétations susceptibles d’induire l’opinion publique en erreur.


L’un des principaux points abordés concerne les soupçons de mauvaise gestion financière liés à la réalisation de certains projets communaux. Selon les déclarations attribuées à Fousseny Konaté, des ouvrages annoncés par la municipalité n’existeraient que sur le papier, tandis que les ressources prévues pour leur réalisation auraient été utilisées à d’autres fins, notamment pour l’acquisition de véhicules.


En réponse, le Conseil municipal établit une distinction entre les crédits inscrits au budget et les dépenses effectivement réalisées.


S’appuyant sur des documents de la Direction financière, la municipalité indique que le taux d’exécution financière des dépenses d’investissement concernées s’établit à environ 4 %. Elle en déduit que près de 96 % des crédits considérés n’ont pas encore fait l’objet d’une exécution financière.


« Un budget voté n’est pas un budget exécuté », rappelle le Conseil municipal, qui conteste ainsi l’idée selon laquelle les ressources destinées aux projets auraient été intégralement dépensées.


La déclaration précise également que les accords conclus avec les prestataires prévoyaient le préfinancement des travaux par ces derniers. Les paiements de la commune doivent, selon l’équipe municipale, intervenir conformément aux procédures applicables, aux engagements contractuels et aux prestations dûment justifiées.


Pour le Conseil municipal, les crédits non exécutés ne peuvent donc être assimilés à des sommes déjà dépensées. Il estime qu’un retard dans la réalisation d’un ouvrage ne constitue pas, à lui seul, une preuve de détournement de fonds publics.


Ces éléments constituent la position de la municipalité, dont les données financières et les explications contractuelles n'ont pas été indépendamment vérifiées dans le cadre de cet article.


La question des véhicules évoqués dans les accusations a également été abordée. Sur ce point, le Conseil municipal appelle à distinguer le patrimoine de la commune de celui des personnes privées.


Il soutient que l'appartenance d'un véhicule au patrimoine communal doit être établie à partir de documents appropriés. Il juge par ailleurs que les montants avancés dans certaines publications méritent d'être confrontés à des justificatifs fiables.

À travers cette mise au point, la municipalité invite les acteurs du débat public à faire preuve de rigueur dans l'interprétation des informations relatives aux biens et aux dépenses de la collectivité.


La déclaration revient également sur une formule attribuée à Fousseny Konaté, selon laquelle, à l'époque de l'ancien maire Dembélé, « tout le monde mangeait ».

Sans vouloir alimenter une confrontation personnelle, le Conseil municipal s'interroge sur le sens de cette expression lorsqu'elle est appliquée à la gestion d'une collectivité territoriale.


 

Il reconnaît que les retombées économiques et sociales de l'action municipale peuvent légitimement faire l'objet de discussions. En revanche, il récuse toute conception qui assimilerait les ressources communales à des biens destinés à satisfaire des intérêts particuliers.


« Le budget communal n'est pas un gâteau à partager. Il est un instrument de développement au service de l'intérêt général », souligne la déclaration.


Pour l'équipe municipale, les ressources publiques doivent prioritairement financer les infrastructures, les équipements collectifs, les services publics et les initiatives destinées à améliorer les conditions de vie des habitants. Leur utilisation doit respecter les règles de gestion et de contrôle applicables aux collectivités territoriales.

Le Conseil municipal affirme ainsi défendre une conception de la gestion publique fondée sur la satisfaction des besoins collectifs et le développement de la commune.


Liberté d'expression : la municipalité rejette l'image d'une commune sous la menace


Autre sujet soulevé dans la déclaration : le climat social et la liberté d'expression à Adjamé.


Le Conseil municipal réagit à une autre phrase attribuée à Fousseny Konaté : « À Adjamé, quand tu parles, tu es mort. » Il juge cette affirmation particulièrement préoccupante, estimant qu'elle donne l'image d'une commune où la prise de parole exposerait les citoyens à des menaces contre leur vie.


En réponse, l'équipe municipale affirme que les habitants ont le droit de critiquer l'action de leurs élus et que la liberté d'expression doit être respectée.


Elle invite toutefois toute personne disposant d'éléments précis relatifs à d'éventuelles menaces ou violences à les porter à la connaissance des autorités judiciaires et sécuritaires compétentes.


Le Conseil municipal présente Adjamé comme une commune de dialogue, de tolérance, de diversité et de fraternité, appelant les différents acteurs à préserver ces valeurs dans un contexte marqué par les échanges sur les réseaux sociaux.


La déclaration aborde également une question d'ordre mémoriel concernant Hadja Nabintou Cissé, dont l'évocation dans le débat a suscité l'indignation de l'équipe municipale.


Le Conseil municipal s'interroge sur les raisons ayant conduit à associer la mémoire de cette défunte aux controverses relatives à l'administration communale.


Tout en exprimant son attachement au respect dû aux personnes disparues, il appelle les protagonistes à préserver la dignité des familles et à éviter que les divergences politiques ou administratives ne débordent sur des considérations personnelles.


« Nos disparus méritent le repos, nos familles méritent le respect et le débat public mérite de la hauteur », affirme la déclaration, qui s'achève sur une prière pour le repos de l'âme de Hadja Nabintou Cissé.


 

Au-delà des réponses apportées aux différentes accusations, le Conseil municipal a tenu à revenir sur les attentes des populations en matière de développement local.


Sur ce point, la municipalité reconnaît que certains projets ont enregistré des retards par rapport aux calendriers initialement annoncés. Elle estime cependant que ces décalages ne signifient pas que les opérations concernées ont été abandonnées.

Selon la déclaration lue par Bamba Soumaïla, le Conseil municipal, sous l'impulsion du député-maire, reste mobilisé pour lever les difficultés rencontrées, renforcer le suivi des prestataires et accélérer l'exécution des travaux.


L'équipe municipale fixe ainsi la mi-2027 comme horizon pour la livraison des projets concernés. Elle précise que cette échéance constitue un objectif de mobilisation qui devra tenir compte des contraintes techniques, financières et contractuelles.


La municipalité affirme vouloir privilégier les réalisations concrètes plutôt que la multiplication des annonces, tout en assurant que les initiatives engagées demeurent au cœur de ses priorités.


En conclusion, le Conseil municipal invite les acteurs de la société civile, les leaders communautaires, les professionnels des médias et les habitants à privilégier les informations vérifiées et les échanges constructifs.


Sans prétendre mettre fin aux critiques, il affirme vouloir recentrer le débat sur les faits, le droit et la responsabilité. La déclaration insiste notamment sur la nécessité de ne pas confondre prévisions budgétaires et dépenses effectives, ni retards dans les travaux et détournements de fonds.


Pour l'équipe municipale, la priorité reste la poursuite du développement d'Adjamé et la réponse aux attentes de ses populations.

Reste désormais à voir si les clarifications apportées permettront d'apaiser les tensions et si l'échéance annoncée de mi-2027 sera respectée. Pour les habitants, l'enjeu demeure concret : disposer d'infrastructures fonctionnelles, bénéficier de services publics de qualité et constater les résultats des engagements pris par leurs élus.




Wassimagnon





 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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