Cameroun : Lanceurs d'alerte, assez d'acharnement contre la famille Baboke
Oswald Baboke, Directeur adjoint du cabinet civil (Ph)
Depuis des semaines, Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet civil, est la cible d'attaques d'une rare violence sur les réseaux sociaux. Pas de jugement, pas de preuve rendue publique : on accuse, on répète, on condamne. Cela s'appelle de l'acharnement.
Dans un État de droit, nul n'est coupable tant qu'un juge ne l'a pas établi. Sur les réseaux, la règle est inversée : l'accusation tient lieu de preuve et la répétition de vérité. Une vraie alerte documente, cite ses sources et accepte la contradiction. Une campagne désigne une cible et ne lâche plus.
Litige foncier, le prétexte
Le conflit de Mfandena oppose la SCI Le Neyang de Célestin Tawamba à l'épouse de M. Baboke. Chacun défend ses droits, et M. Tawamba a le droit de défendre son titre. Mais ce litige est devant les tribunaux, avec une audience, une expertise et des arrêtés à examiner. Il doit se régler là, pas sur des pages anonymes. Utiliser un contentieux civil pour salir un haut responsable et sa famille, c'est détourner la justice de sa fonction.
Ses proches rappellent que de nombreux responsables ont été entendus dans des dossiers sensibles sans que personne ne les déclare coupables. M. Baboke dément toute implication dans les dossiers qui lui sont reprochés. On peut exiger que l'enquête aille à son terme. On ne peut pas la remplacer par un verdict en ligne.
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Les attaques se sont intensifiées au moment où son nom circulait pour de hautes fonctions. Des proches de Baboke y voient une manœuvre liée aux rivalités de succession. Ses défenseurs demandent donc : qui finance ces publications ? La question est légitime, mais elle vaut pour tous. Ceux qui accusent doivent dire d'où viennent leurs informations, et leurs moyens.
Défendre la présomption d'innocence, ce n'est pas défendre un homme. C'est défendre une règle qui, demain, peut protéger n'importe quel citoyen, y compris les plus modestes.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au WhatsApp 237 691154277-ou cameroun@koaci.com
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