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Burkina Faso: Des  organisations professionnelles des médias et le ministre de la communication condamnent « l'attentat » contre un journaliste d'investigation
 

Burkina Faso: Des organisations professionnelles des médias et le ministre de la communication condamnent « l'attentat » contre un journaliste d'investigation

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 08 janvier 2020 - 10:17

Les organisations professionnelles des médias ont condamné à travers un communiqué l’attentat contre le journaliste d’investigation Yacouba Ladji dont le véhicule a été incendié à son domicile. 


Au petit matin du 07 janvier 2020, vers 3h du matin, le journaliste Ladji Bama, rédacteur en chef du bimensuel Courrier Confidentiel a fait l’objet d’un attentat à son domicile. 


« En effet des individus lugubres ont profité du calme du petit matin pour lancer une bouteille incendiaire contre la voiture du journaliste stationnée dans sa cour. Un début d’incendie a alerté la famille qui s’est vite attelée à maitriser les flammes pour circonscrire le drame », écrit les organisations professionnelles des médias. 


« La situation aurait pu être plus dramatique si la bouteille remplie de combustible avait explosé », selon une délégation de ces organisations professionnelles des journalistes qui s’est rendue sur les lieux pour apporter un réconfort au confrère, à sa famille et constater la scène du crime, avant de condamner cet « attentat (...) cet acte criminel qui est une atteinte grave à la liberté d’expression et de la presse » et mène par des « individus lugubres ».


« Ces faits contre un journaliste d’investigation qui rappellent une autre époque sont loin d’être un incident banal. Il faut le rappeler, le journaliste Ladji Bama a souvent eu maille à partir avec des acteurs politiques ou économiques du fait de ses investigations et de ses prises de positions tranchantes. Il a d’ailleurs déjà fait l’objet de cabales ces derniers temps sur les réseaux sociaux », souligne ces organisations des médias dans un communiqué. 


Les organisations professionnelles des médias disent mettre en garde les auteurs et leurs commanditaires ou complices contre toute tentative d’intimidation ou de remise en cause des libertés chèrement acquises par le peuple burkinabè dans le sacrifice et même dans le sang. 


 

Elles interpellent le Gouvernement sur sa responsabilité dans la protection des citoyens en général et des journalistes en particulier pour garantir le libre exercice de leur métier.


« Nous assistons, au Burkina depuis un certain temps, au retour de pratiques anti-démocratiques d’une autre époque à travers des exécutions extra-judiciaires, des intimidations, des menaces de mort », selon les professionnels des Médias. 


« Nous avons encore frais en mémoire les menaces de mort contre le Secrétaire général du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) en début janvier 2020, l‘enlèvement crapuleux de l’activiste Naïm Touré le 12 novembre 2019 vers 22H à son domicile. Ces pratiques sont indignes du Burkina post insurrectionnel », soulignent-t-ils.


« A l’endroit des acteurs de la Justice, nous attendons une suite diligente à cette affaire et une investigation sérieuse qui rompt avec les pratiques dans des dossiers de ce genre généralement classés sans suite. Nous prenons à témoin l’opinion nationale, les organisations nationales et internationales de défenses des droits humains, de la liberté d’expression et de presse en particulier, sur les menaces graves qui pèsent sur les journalistes et leur profession au Burkina Faso », poursuit le communiqué. 


« Les velléités de retour aux méthodes violentes doivent être combattues sans concession. Chaque Burkinabè doit faire sienne la maxime de Voltaire « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire », conclut les organisations. 


Par ailleurs, le ministre en charge de la communication Remis Dandjinou, qui a rendu visite au journaliste Ladji Bama, a « condamné cet acte contre un journaliste d’investigation dont la plume et le verbe participent à la maturation de notre opinion publique et alimenter le débat public sur la gouvernance politique et économique ». 


 

« Les libertés d’expression et d’opinion sont des ferments indispensables de notre démocratie et leur défense nous incombe. Vivement que les investigations de la Police nationale permettent de traduire devant la justice, le ou les auteurs de cet acte d’une époque révolue », a conclu M. Dandjinou. 




Boa, Ouagadougou


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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