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Burkina Faso : Rupture et flambée des prix des gels hydro-alcooliques avec l'apparition du coronavirus
 

Burkina Faso : Rupture et flambée des prix des gels hydro-alcooliques avec l'apparition du coronavirus

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 12 mars 2020 - 09:58

Trois jours après la confirmation de deux premiers cas de personnes infectées au coronavirus ou covid-19, les burkinabé se sont rués sur les masques et les gels hydro-alcooliques, occasionnant une rupture et une flambée des prix de ces produits conseillés pour prévenir la contagion. 


Dans les pharmacies, magasins et supermarchés, les flacons de gels hydro-alcooliques, utiliser pour se désinfecter les mains, se sont vite arrachés dans la ville de Ouagadougou. 


"Nous avons trois cartons en stock et quelques bidons dans les rayons. Tout est parti en quelque heures dès mardi matin", a indiqué Haoua Zoungrana, caissière dans une supérette de la ville. 


Dans les boutiques de quartiers, c’est le même constat. « On a plus de gels. Tout est fini. Les petits flacons comme les grands », lance Saidou Compaoré, attablé derrière son comptoir. 


« Tout le monde vient demander depuis ces deux jours. Nous mêmes on a demander à notre fournisseur qui dit que c’est fini. Pourtant c’était l’occasion pour nous de faire de bonnes affaires », sourit-il. 


Des bonnes affaires, pourtant certains s’en sont fait en haussant le prix des rares flacons qu’ils détenaient. 


«J’ai payer un flacon de 500ml à 4000 FCFA au lieu du prix habituel de 1500 FCFA », fulmine Lassané Ouédraogo. 


«Même les petits flacons qu’on payait à 600 FCFA est passé à plus de 1500 FCFA», poursuit. 


«C’est pour les enfants que J’ai accepté prendre à ce prix vu qu’ils ne peuvent pas se promener avec un morceau de savon et de l’eau. Sinon je m’en serai passé » souligne-t-il. 


 

La rupture dans les commerces concernent également les masques et autres caches-nez, Habituellement vendus aux abords des routes ou aux feux tricolores, dans la capitale Burkinabè où les populations avaient l’habitude de s’en procurer en raison de l’harmattan et de la poussière.


«Les masques en papier fin, de couleur blanches ne sont plus disponibles. Il n’y a plus que les masques en tissu », indique Ali Traoré, vendeur à la criée à un grand carrefour de la Ouagadougou.


«On fait de bonnes affaires parce qu’on a tout vendu et les gens continuent à réclamer », poursuit-il. 


Cette forte demande a aussi entraîné une hausse des prix de ces petits masques passant de 150 FCFA au double.


Mais selon Ali Traoré, ce sont les gels qui rapportent le plus en cette période. 


Il dit avoir voulu se procurer un stock de gel pour la revente vu que ses clients qui achetaient les masques en demandent aussi, mais s’est vite rendu compte de la rupture de ce désinfectant. 


Selon le ministère Burkinabé de la santé, des dispositions ont été prises pour la production du gel tant recherché sur place.


A défaut du gel comme désinfectant, l’usage du savon, de l’alcool ou de l’eau de javel est vivement conseillé par les acteurs de la santé. 


En rappel, le covid-19 qui cause l’épidémie mortelle actuelle dans le monde est lié à un virus de la famille du coronavirus, apparu en décembre 2019, à Wuhan en chine. 


 

Les manifestations de la maladie vont d’un simple rhume à une infection pulmonaire sévère. 


Il peut également provoquer une détresse respiratoire aiguë. 


La maladie se transmet à travers des contacts étroits avec un malade qui éternue, tousse si des mesures de protection efficace ne sont pas prises. 


Pour éviter la contagion, il faut se laver régulièrement les mais avec du savon ou utiliser une solution hydro-alcoolique pour les frictionner, se couvrir le nez et la bouche avec le pli du coude à défaut d’utiliser un mouchoir avant de tousser ou éternuer. 


Il faut éviter les contacts rapprochés avec les personnes présentant une toux ou un rhume et éviter les contacts avec les animaux et la Consommation de produits d’origine animale crus ou mal cuits. 


Boa, Ouagadougou



 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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