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Togo : Les Evêques remontés contre la violation de lieux sacrés et réclament la vérité des urnes
 

Togo : Les Evêques remontés contre la violation de lieux sacrés et réclament la vérité des urnes

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 02 mars 2020 - 11:14

Un fait à l’intérieur du Collège Saint Joseph à Lomé (ph) 


L’après élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo et les actes qui suivent dans le pays et particulièrement à Lomé, la capitale du pays, continuent par susciter des réactions dont celle de la Conférence des Évêques du Togo (CET).


Suite aux violences et arrestations qui ont réenregistrées le vendredi dernier à l’intérieur du Collège Saint Joseph à Lomé, les Evêques ont exprimé leur indignation par rapport à ce qui a été perpétré dans des espaces privés et sacrés de l’église.


En des termes plus clairs, les Evêques disent avoir noté « les violences qui ont été perpétrées à l’intérieur du Collège Saint Joseph ce vendredi 28 février, lieu où se sont réfugiées les personnes dispersées par les forces de Sécurité ». En signe de protestation, la CET condamne « avec un sentiment de profonde indignation, ces intrusions abusives dans les espaces privés et sacrés de l’Eglise, et demande le relâchement de tous ceux qui ont été interpellés dans ces conditions ».


Position sur la présidentielle 2020


Apres l’élection présidentielle et les résultats provisoires proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les Evêques notent « une vive tension est née au sein de la population » caractérisée par un « climat de malaise et de confusion, causé notamment par le manque de confiance des populations dans l’organisation du scrutin et les résultats provisoires proclamés, un bras de fer s’est engagé entre les deux camps qui revendiquent la victoire ».


Devant cette situation, les Evêques ont exprimé leur doute sur la transparence et l’équité de l’élection présidentielle du 22 février dernier. Ils exhortent les acteurs de ce qu’il convient une nouvelle crise électorale et les instances du processus électoral à œuvrer pacifiquement au rétablissement de la « vérité des urnes ».


 

Soutien à Mgr Kpodzro


En guise de réponse aux interrogations de certains fidèles catholiques qui dénoncent le silence qu’observent les Evêques au regard de la restriction de mouvement imposée par des agents de sécurité a l’ancien archevêque de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et contrainte à regagner son domicile le vendredi dernier à Lomé peu avant son appel aux togolais à manifestation, la CET a clarifié sa position.


Pour rassurer l’opinion, les Evêques ont déclaré que la CET n’est pas restée inactive devant la situation de Mr Kpodzro et « n’a pas abandonné l’Evêque, leur frère ainé, à son « triste sort », comme le pensent à tort quelques fidèles ». 


La CET a par révélé que « dans la discrétion, la Conférence était plutôt en concertation, notamment avec la Nonciature Apostolique, pour trouver la solution la plus appropriée » et a estimé que sa diplomatie « ne constitue en aucune manière un désaveu de la démarche courageuse de Mgr Kpodzro, en faveur d'une cause que son cœur de pasteur estime juste ».


Sur la réserve qu’elle observe en ce moment dans le pays, la CET fait savoir qu’elle ne pouvait pas appeler à la marche du vendredi 28 février car ne souhaitant pas exposer les manifestants au risque éventuel d’une répression. 


 

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En tout pour l’issue de la présidentielle et en attendant une issue heureuse à leur requête, la CET les togolais et spécialement les fidèles catholiques « à prier et à œuvrer pour la paix dans la vérité et la justice et « à éviter toute provocation et toute violence, en gardant la foi en Dieu qui à coup sûr, nous aidera à sortir de cette tempête qui secoue notre pays ».


Les Evêques ont vu avec consternation, les violences qui ont été perpétrées à l’intérieur du Collège Saint Joseph ce vendredi 28 février, lieu où se sont réfugiées les personnes dispersées par les Forces de Sécurité. Elle condamne de nouveau, avec un sentiment de profonde indignation, ces intrusions abusives dans les espaces privés et sacrés de l’Eglise, et demande le relâchement de tous ceux qui ont été interpellés dans ces conditions.



Mensah correspondant permanent de KOACI au Togo, Nigeria et Ghana

- Joindre la rédaction togolaise de koaci.com à Lomé: (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com – 


 
 
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