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Afrique :  Coups d'Etat, une pratique démodée selon Babangida, son avertissement
 

Afrique : Coups d'Etat, une pratique démodée selon Babangida, son avertissement

 
 
 
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 Il y a 1 mois
 
 
 
 
 
© Koaci.com - samedi 10 octobre 2020 - 15:45


Ibrahim Babangida (ph)


Les changements ou renversements de pouvoir par des coups d’Etat, un phénomène naguère en vogue en Afrique, deviennent rares après l’instauration de la pratique démocratique dans bon nombre de pays. Les cas isolés qui font entorse au changement constitutionnel de pouvoir dans les pays africains peinent à prospérer car leurs auteurs commencent à être soumis à des pressions.


Au regard de ce constat, l'ancien chef d'État militaire nigérian, le Général Ibrahim Badamasi Babangida (IBB) a, dans une interview accordée à la télévision Channels TV, déclaré que l'intervention militaire en politique aujourd'hui est une aberration.


En partant du récent coup d’Etat qui est intervenu au Mali, l’ancien putschiste arrivé au pouvoir en 1985 au Nigeria, a souligné qu’il y a assez de facteurs qui sont incompatibles au style de règle militaire, surtout pour le fait que la gouvernance militaire n’est plus acceptée dans le monde.


De la perception que les coups d’Etat ne sont plus opportuns sur le continent, IBB qui a été contraint de se retirer, suite à l'annulation des élections du 12 juin 1993 au Nigeria a statué que « je ne pense pas que nous devrions encourager l'armée du tout » pour des irruptions à la tête des pays. En mettant en avant des changements qui interviennent dans le monde, il a fait comprendre que de 1989 à aujourd'hui, les choses ont changé et le monde entier a adopté la démocratie ...et la réforme économique ».


Si l’irruption des militaires sur la scène politique n’est plus acceptée sur le continent, l’ancien dirigeant militaire à la retraite a renchéri qu’un régime militaire n’est plus accepté dans le monde et qu’en plus « il n'y a pas de place pour les militaires dans la nouvelle donne politique. Les politiciens et les civils le font mieux pour que le monde se rapproche ».


 

Mise en garde aux soldats dans la CEDEAO


Pour faire de l’espace CEDEAO, un lieu où la pratique de la démocratie prévale avec les élections qui doivent décider du sort des dirigeants, IBB a exhorté les soldats de la sous-région à abandonner toute tentative de renverser des pouvoirs.


A ce qui peut s’apparenter à un pari risqué mais aussi une initiative sans issue pour quiconque tentera de renverser un pouvoir, IBB a mis en garde que « seul un soldat déconnecté des réalités tentera un coup… Si vous êtes dans la sous-région, vous ferez face aux pressions de la CEDEOA, de l'Union Africaine et l'Union européenne et des puissances et aucune de vos actions ne sera reconnue.


L’ère des coups d’Etat révolue ?


Au lendemain de l’accession de plusieurs pays africains à la souveraineté internationale en 1960, les jeunes Etats qui étaient nés ont hérité des situations que des puissances étrangères mais aussi des multinationales faisaient varier à leurs grés et avantages.


 

Toutefois, avec le temps, les acteurs visibles des coups ont commencé à faire la part des choses. Des cadres des armées africaines se sont approprié les valeurs républicaines et ont intégré les mécanismes démocratiques, à mesure que progressait le niveau de leur formation. A leurs différents problèmes parfois d’ordre interne, ils privilégient la résolution par des négociations et non déposer un Chef d’Etat.


Avec cette évolution, on peut donc dire que l’ère des coups d’Etat est révolue sur le continent mais il reste à verrouiller les Constituons africaines de sorte que des Présidents qui arrivent n’aient plus la latitude à les modifier pour abréger ou prolonger leur séjour au pouvoir.


Mensah correspondant permanent de KOACI au Togo, Nigeria et Ghana

- Joindre la rédaction togolaise de koaci.com à Lomé: (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com –




 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 
 
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Afrique : Coups d'Etat, une pratique démodée selon Babangida, son avertissement
 
 
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Peace101
101 pourcent d'accord... Les temps ont changé. Voilà pourquoi quand on voit des connards bidasses renverser un président au Mali à mi-mandat, on tombe des nues élu à 60 des suffrages. Quand on n'aime pas la politique d'un élu, on le bat aux élections suivantes. C'est ça la démocratie. Croyez-vous que la plupart des Français aiment les.politiwues de Macron ou Merkel... Mais, on ne va pas les enlever pour autant. On les bat aux urnes. Voilà la démocratie. Les nègres idiots et leurs pseudo intellectuels toujours en train de rentrer dans l'histoire à réculons...
 
 il y a 1 mois     
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