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Côte d'Ivoire : Rackets à Abobo, la grogne populaire contre la police municipale enfle, la mairie annonce des sanctions sévères contre les agents fautifs
 

Côte d'Ivoire : Rackets à Abobo, la grogne populaire contre la police municipale enfle, la mairie annonce des sanctions sévères contre les agents fautifs

 
 
 
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 Il y a 2 heures
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mercredi 21 janvier 2026 - 13:35



Les plaintes contre certains agents de la police municipale d’Abobo se multiplient. Racket présumé de commerçants ambulants, contrôles abusifs de véhicules de transport et de particuliers, comportements jugés excessifs sur le terrain : la grogne monte au sein des populations, notamment parmi les acteurs du transport et du petit commerce.



Face à ces accusations récurrentes, le commandant Touré Nguesan, responsable de la police municipale d’Abobo, a tenu à apporter des explications lors d’un entretien accordé à KOACI, en présence de son supérieur hiérarchique, Wagué Adama, administrateur civil et sous-directeur. Il reconnaît des dérives individuelles, tout en rejetant l’idée d’une politique institutionnelle de racket.



« Aucune consigne de racket n’est donnée »



D’entrée de jeu, le commandant Touré admet la gravité des préoccupations soulevées.

« Les questions que vous posez sont pertinentes. Il ne faut pas se voiler la face, il y a beaucoup à dire sur ce qui se passe sur le terrain », concède-t-il.

Il insiste toutefois sur le fait qu’aucune instruction n’est donnée aux agents pour extorquer de l’argent aux commerçants ou aux usagers de la route.

« Tous les matins, de 7h à 7h45, nous tenons un rassemblement au cours duquel des consignes claires et fermes sont données. Jamais vous ne verrez une consigne demandant à un agent d’aller prendre de l’argent à qui que ce soit », martèle-t-il.



Selon lui, ces consignes sont répétées quotidiennement et relayées à travers une chaîne hiérarchique comprenant commandement, superviseurs généraux et superviseurs de terrain.

« Mais on ne peut pas faire la police derrière chaque agent. Chacun a son comportement, son éducation, son caractère. Un acte isolé peut malheureusement ternir l’image de toute la corporation », regrette-t-il.



Des plaintes nombreuses, la mairie veut sévir



Alertée par la recrudescence des dénonciations, la maire d’Abobo, Kandia Camara, a exprimé sa ferme volonté de mettre fin à ces pratiques qui nuisent à l’image de la commune.


« Le 2 janvier, Madame le maire nous a clairement signifié qu’il y avait trop de plaintes et qu’il fallait apporter une réaction forte », indique le commandant Touré.

Des sanctions ont déjà été prises par le passé.

« En 2025, plus de huit agents ont été radiés pour mauvais comportement. Depuis l’arrivée de Madame le maire à la tête de la commune, une dizaine d’agents ont également été radiés pour indiscipline », précise-t-il.


 

La position de la maire est sans ambiguïté : toute dénonciation accompagnée de preuves entraînera des sanctions sévères, allant jusqu’au renvoi pur et simple des agents mis en cause.



Tensions récurrentes avec les chauffeurs de gbaka



L’un des points sensibles demeure la gestion du transport urbain, notamment avec les chauffeurs de gbaka.


« À Abobo, il y a deux grandes activités : le commerce et le transport. Le transport est majoritairement exercé par une jeunesse masculine très fougueuse. L’indiscipline dans ce secteur est sans pareil », analyse le commandant.



Il rappelle que les agents municipaux n’ont pas le droit de contrôler les pièces des véhicules ni de les confisquer, mais reconnaît que certaines situations de terrain dégénèrent.


« Parfois, les comportements en face nous y amènent malheureusement », admet-il.



Concernant le tunnel d’Abobo, un arrêté municipal interdit formellement l’accès aux gbaka, tricycles et gros camions. Malgré l’information, des syndicats et associations de chauffeurs, cet arrêté continue d’être violé pour des raisons de rentabilité.


« Les chauffeurs le savent, mais certains préfèrent braver l’interdiction pour la course à la recette », déplore-t-il.



Vers des sanctions alternatives pour apaiser les tensions


 

Pour éviter les mesures jugées trop lourdes, comme la mise en fourrière (dont le coût minimum est estimé à 200 000 FCFA), la mairie explore des solutions intermédiaires.

Des panneaux de signalisation ont été installés et la mise à disposition de sabots est envisagée afin de sanctionner sans pénaliser excessivement les propriétaires de véhicules, souvent absents au moment des faits.



Des consignes claires et des sanctions annoncées



Enfin, le commandement rappelle que des consignes écrites strictes régissent l’action des agents sur les différents secteurs stratégiques de la commune : interdiction du commerce sur les trottoirs, les contre-allées, les ronds-points et les emprises du tunnel, régulation de la circulation, sécurité des biens et des personnes.



« Tout manquement ou violation de ces consignes expose son auteur à des sanctions disciplinaires », prévient le commandant Touré.



Alors que la pression populaire s’intensifie, la mairie d’Abobo affiche sa détermination à restaurer l’ordre, la discipline et la confiance entre la police municipale et les administrés.



Wassimagnon




 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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