Afrique : Finale CAN 2025, le ghanéen Kwesi Nyantakyi dénonce le revirement de la CAF concernant le Sénégal
Kwesi Nyantakyi (ph)
L'ancien vice-président de la Confédération Africaine de Fotball (CAF), Kwesi Nyantakyi, a critiqué la décision de la CAF d'annuler le résultat de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025, la qualifiant de « précédent dangereux qui compromet l'intégrité du football.
S'exprimant sur la radio Asaase le jeudi 19 mars, Nyantakyi a déclaré que cette décision repose sur une « mauvaise compréhension, une mauvaise interprétation et une mauvaise application » du règlement de la CAF, notamment des articles 82 et 84.
En se prononçant sur cette affaire à polémique sur le continent, l’ancien président de la Fédération Ghanéenne Football a d’abord déclaré que « Nous nous sommes réveillés avec une décision qui a fait l'effet d'une bombe sur tout le continent, suscitant le débat et l'étonnement » avant d’ajouter que cette qu’elle pourrait avoir des conséquences à long terme sur la manière dont les litiges sont gérés dans le football africain.
Il a qualifié l'annulation d'un résultat de match terminé d'« atteinte à l'intégrité du jeu », soulignant que de telles décisions risquent d'éroder la confiance du public dans la gouvernance de la CAF.
Décision de la CAF contestée
En se déclarant contre la décision de la CAF d'annuler le résultat de la finale de la CAN 2025 qui a fait du Sénégal le champion, Nyantakyi a avancé des raisons qui justifient sa position.
Se référant aux articles 82 et 83 du Code disciplinaire de la CAF, le ghanéen a expliqué que ces dispositions sont de nature générale et visent à traiter les manquements à la discipline uniquement lorsqu'aucune réglementation spécifique ne s'applique. Selon lui, la CAF a en revanche négligé des dispositions plus détaillées, figurant dans les articles 88 à 106, qui définissent clairement les infractions spécifiques et les sanctions correspondantes.
Arbitrage
Nyantakyi a souligné que lors de la finale de la CAN 2025, bien qu'il y ait eu une brève interruption de jeu suite à une décision de penalty en fin de match, les joueurs sont revenus et la rencontre a été menée à son terme, rendant ainsi une décision de forfait inappropriée.
Nyantakyi a exprimé des inquiétudes quant au rôle de l'arbitre, en se référant à la Loi 5 des Lois du Jeu, qui lui confère l'autorité finale sur les décisions de fait durant un match. « L'arbitre est juge des faits ». « Il est clair que l'arbitre a mis fin au match. Toute décision contraire est sans fondement juridique. » Il a averti que la modification d'un résultat de match déjà joué risquerait de nuire à la crédibilité du football africain.
Rappelons que près de deux mois après avoir décroché son deuxième titre continental, le Sénégal s'est vu retirer le trophée au profit du Maroc, une décision qui a suscité une vague d'indignation.
Dans une décision qui a provoqué un véritable séisme dans le monde du football africain, la Commission d'appel de la CAF a infligé une défaite retentissante au Sénégal, le titre de champion d'Afrique, en attribuant une victoire par forfait 3-0 au Maroc.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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