Côte d'Ivoire: Motema Pembé 2026, culture, terre et avenir au cœur d'un festival qui a mobilisé 5000 participants à Assiè Akpéssé
Assiè Akpéssé, localité paisible du département de M’Batto (région du Moronou), s’est transformée en véritable carrefour culturel et citoyen à l’occasion de la 18ᵉ édition du festival « Motema Pembé », organisée du 3 au 5 avril. L’événement a rassemblé plus de 5 000 festivaliers, venus de divers horizons, confirmant son statut de rendez-vous incontournable.
Pendant trois jours, l’espace public d'Assiè Akpéssé a vibré au rythme des expressions artistiques traditionnelles. Sur scène, une trentaine d’artistes ont offert des prestations riches en chants, danses et performances culturelles, captivant un public enthousiaste et engagé. Cette affluence témoigne de la vitalité du patrimoine local et de l’attachement des populations à leurs traditions.
Au-delà de la dimension festive, le festival s’impose également comme un espace de réflexion collective. Placée sous le thème « La terre, notre héritage », cette édition a mis l’accent sur les enjeux liés à la gestion du foncier et à la préservation des ressources naturelles.
Prenant la parole, le commissaire général du festival, le professeur Edia Oi Edia, a lancé un appel à la responsabilité intergénérationnelle. S’appuyant sur une célèbre citation de l’écrivain Wendell Berry, il a rappelé l’importance de préserver la terre pour les générations futures. Selon lui, la nature rend des services essentiels qu’il est impératif de protéger durablement.
Dans cette dynamique, un panel animé par trois universitaires a permis d’approfondir les échanges. Les intervenants ont unanimement insisté sur le rôle stratégique du foncier dans un contexte national parfois marqué par des tensions. Ils ont invité les communautés à adopter des pratiques responsables et à renforcer la vigilance dans la gestion des terres.
Parrain de cette édition, N’Guessan Oi N’Guessan Pierre a salué les progrès réalisés grâce au festival. Il a notamment évoqué la construction d’un logement pour la sage-femme ainsi que celle du groupe scolaire Ahoua N’doli. Il a également annoncé de nouveaux projets, dont la réalisation d’une clôture pour le centre de santé, illustrant la volonté de contribuer durablement au bien-être des populations.
L’événement a également été marqué par une note diplomatique avec la présence de l’ambassadrice du Canada en Côte d’Ivoire, Sandra Choufani, invitée spéciale. À cette occasion, elle a été symboliquement intronisée sous le nom de « Manmin Yah », marquant son intégration dans la communauté. Visiblement émue, elle a exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux et l’honneur qui lui a été accordé.
La clôture du festival, intervenue le dimanche 5 avril, a coïncidé avec la célébration de la fête de Pâques, ajoutant une dimension spirituelle à cet événement déjà riche en symboles.
Au terme de cette édition, les organisateurs ont salué une mobilisation exceptionnelle et une organisation réussie. Plus qu’un simple festival, « Motema Pembé » s’affirme désormais comme un véritable levier de développement local, alliant valorisation culturelle et réflexion sur l’avenir des communautés.
Wassimagnon
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