Cameroun : La gendarmerie neutralise deux réseaux de violeurs à Yaoundé après supplice d'une lycéenne de 16 ans
La première région de Gendarmerie a annoncé le démantèlement de deux gangs distincts, opérant de manière successive, impliqués dans des actes d'enlèvement, de séquestration et d'agressions sexuelles sur une mineure.
Selon les faits rapportés par la gendarmerie, tout commence le dimanche 29 mars, dans le quartier Odza, secteur dit « borne 10 », relevant de l'arrondissement de Yaoundé IV. Aux alentours de 9 heures, une adolescente prénommée Natacha, 16 ans et élève au lycée, est interceptée alors qu'elle rentre d'un office religieux. Elle est capturée par un premier groupe de malfaiteurs, dont les membres comprennent, une femme. Pendant quatre jours, la jeune fille est retenue prisonnière et subit des violences sexuelles à répétition.
Toujours selon les pandores, le 1er avril, ses premiers ravisseurs l'abandonnent aux abords d'une rivière dans le même secteur. Mais l'épreuve de Natacha est loin d'être terminée. Récupérée le même jour par un second groupe de trois hommes âgés de 20 à 35 ans, elle est à nouveau victime d'agressions sexuelles, et ce pendant près de dix heures, entre midi et 22 heures. En fin de soirée, ces individus transportent la jeune fille, tombée dans l'inconscience, et la déposent à l'arrière du domicile familial.
Enquête
À la suite du signalement de la famille, alertée par l'état alarmant de la victime, les gendarmes de la première région ont aussitôt enclenché une procédure d'investigation accélérée. En moins de 48 heures, les deux réseaux ont été identifiés et neutralisés : le premier groupe a été interpellé le 2 avril, le second le 3 avril. Tous les suspects ont depuis été remis entre les mains de la justice.
Au-delà du fait divers, cette affaire révèle une forme de prédation criminelle organisée dans certaines zones périphériques de Yaoundé, où des individus agissent de façon opportuniste, parfois en relais les uns des autres. Les autorités en appellent désormais à la vigilance des communautés de quartier et encouragent les populations à signaler tout comportement suspect auprès des forces de l'ordre.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-ou cameroun@koaci.com
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