Cameroun : Un homme suspecté d'avoir tué, découpé et cuisiné le corps de son ex-compagne pour faire disparaître les preuves
Un homme répondant au nom d'Édouard Zofack a été interpellé par les éléments de la gendarmerie après avoir ôté la vie à son ex-compagne et tenté, de manière macabre, d'effacer toute trace de son crime. Le drame s’est déroulé à Bonaberi, un quartier populaire du 4e arrondissement de Douala.
Tout commence par une rupture sentimentale que le suspect n'aurait jamais accepté de digérer. Édouard Zofack et la victime avaient entretenu une relation amoureuse qui s'était soldée par une séparation. Un différend autour d'un logement -qu'il affirme lui appartenir et que la victime refusait de lui restituer -aurait alimenté une rancœur profonde, jusqu'à le pousser à l'irréparable.
Selon les éléments recueillis lors de l'enquête, le passage à l'acte était prémédité. Le suspect a lui-même reconnu, lors de sa reconstitution sur les lieux du crime, avoir frappé la victime plusieurs fois à coups de machette avant de découper le corps en morceaux. Il a ensuite tenté d'incendier le domicile pour effacer toute trace de son forfait.
Alerte
C'est la sœur de la victime, venue lui rendre visite ce jour-là, qui a éventé le drame. Intriguée par l'attitude suspecte d'Édouard Zofack et par les odeurs et bruits inhabituels émanant du domicile, elle a discrètement donné l'alerte auprès des riverains. Ces derniers ont rapidement contacté les forces de l'ordre. Malheureusement, au moment de l'intervention, le feu avait déjà été allumé.
Interpellé dans un premier temps pour l'incendie du logement, c'est lors de son audition par les gendarmes qu'Édouard Zofack a avoué l'ensemble des faits, reconnaissant avoir tué son ex-compagne par vengeance et avoir tenté de faire disparaître son corps.
Dans ses déclarations, le suspect a décrit son acte avec un sang-froid glaçant, considérant la victime non comme un être humain, mais comme un objet de sa vengeance personnelle. Aucun remords apparent, aucune tentative de minimiser les faits : Édouard Zofack a assumé son geste, le justifiant par la rupture et le litige lié au logement.
Édouard Zofack a été placé en garde à vue immédiatement après ses aveux. L'instruction judiciaire est désormais en cours pour établir l'ensemble des circonstances du drame et qualifier précisément les infractions commises.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-ou cameroun@koaci.com
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