Togo : Rendez-vous de la Convention de la Renaissance Africaine manqué à Lomé
Automobilistes sur une route à Lomé (ph)
La Convention de la Renaissance Africaine prévue pour se tenir le jeudi 28 mai 2026 à Lomé au Togo n’a pu avoir lieu pour cause d’une notification d’interdiction par le ministère de l’Administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières.
L’interdiction de cet évènement a été annoncée par le Mouvement Martin Luther King (MMLK), porteur principal de l’initiative. L’évènement devrait réunir des leaders d’opinion, des acteurs de la société civile et des chercheurs autour de solutions africaines aux défis du continent.
Cause du report
Le fait ayant motivée le rejet de la demande d’organisation d’activité de la tenue de la Convention est un défaut de personnalité juridique de l’Institut Panafricain pour la Réhabilitation Alternative (IPRA), co-organisateur technique.
Selon une correspondance du ministère de l’Administration territoriale notifiée au président du MMLK, Pasteur Komi Edoh Kossi, il est avancé que l’IPRA « n’a pas encore obtenu le récépissé de déclaration qui lui confère la personnalité juridique et l’existence légale conformément aux dispositions en vigueur relatives au contrat d’associations ». Au regard du manquement relevé, l’autorité a statué qu’« aucune suite favorable ne peut être réservée à votre demande à ce stade de la procédure ».
En réaction à cette notification, le MMLK a déclaré avoir pris acte de la décision de l’autorité de tutelle et expliqué que dans un souci de respecter les cadres réglementaires, il a annoncé le report de la Convention, le temps que la situation administrative de l’IPRA soit régularisée.
Pour le Pasteur Komi, ce report n’est « qu’une partie remise » et réaffirme la portée hautement symbolique de leur démarche intellectuelle et que le continent ne saurait demeurer sous l’emprise historique des résolutions de l’Acte Général de la Conférence de Berlin du 26 février 1885, qui a divisé l’Afrique.
Le projet de Renaissance africaine réside dans la transition du simple « devoir de mémoire » vers une « éducation citoyenne active » et pour visée de transformer le savoir historique en compétences civiques concrètes.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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