Côte d'Ivoire : Grand-Lahou, le projet WACA transforme le littoral, la Banque mondiale annonce une nouvelle enveloppe financière pour la deuxième phase du programme
La lutte contre l’érosion côtière à Grand-Lahou'>Grand-Lahou franchit une étape majeure. À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des océans (JMO) et de la cérémonie officielle de remise des ouvrages réalisés dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA), les autorités ivoiriennes, les partenaires techniques et financiers ainsi que les populations bénéficiaires ont salué les résultats d’un projet devenu une référence en matière de résilience climatique en Afrique de l’Ouest.
Mis en œuvre dans le cadre des actions de développement durable et de résilience soutenues par le Groupe de la Banque mondiale, le projet a mobilisé un financement global de 74 millions d’euros (environ 48,47 milliards de FCFA), dont 30 millions d’euros (près de 19,65 milliards de FCFA) apportés par la coopération espagnole.
Présente à cette cérémonie, Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, a exprimé sa satisfaction face à l’achèvement des travaux. Elle a également annoncé une nouvelle contribution financière destinée à soutenir la deuxième phase du programme, qui s’inscrit dans le cadre du Plan d’aménagement et de gestion intégrée du littoral (PAGIL) adopté par la Côte d’Ivoire.
Dans une allocution marquée par un fort engagement en faveur de l’action climatique, l’ambassadeur d’Espagne en Côte d’Ivoire a souligné la qualité du partenariat entre les deux pays et l’importance de la coopération internationale face aux défis environnementaux.
« Le partenariat entre le Royaume d’Espagne et la République de Côte d’Ivoire est historique, solide et fondé sur des valeurs partagées de solidarité, de respect mutuel et de progrès », a-t-il déclaré.
Le diplomate a rappelé que le projet WACA avait été initialement financé par la Banque mondiale avant que les études techniques ne révèlent la nécessité de mobiliser des ressources supplémentaires afin de mettre en œuvre la solution la plus efficace contre l’avancée de l’érosion marine.
Face à cet enjeu, l’Espagne a apporté un financement complémentaire de 30 millions d’euros. Les Pays-Bas et la Belgique ont également contribué à la réussite de l’initiative, démontrant ainsi la pertinence d’une approche multilatérale pour répondre aux effets du changement climatique.
Selon l’ambassadeur, investir dans la protection des côtes ouest-africaines constitue non seulement un impératif écologique, mais également un investissement stratégique pour la stabilité régionale, la sécurité alimentaire et le développement économique durable.
Au-delà des réalisations techniques, les partenaires du projet ont insisté sur les retombées concrètes pour les communautés locales.
Les ouvrages de génie civil et les solutions fondées sur la nature réalisés à Grand-Lahou'>Grand-Lahou ont permis de stabiliser le cordon sableux, de sécuriser le littoral et de préserver des zones particulièrement vulnérables aux effets de l’érosion côtière.
Pour l’ambassadeur d’Espagne, le véritable succès d’un projet de coopération ne se mesure pas uniquement à l’ampleur des investissements consentis ou aux volumes de sédiments déplacés, mais surtout à l’amélioration durable des conditions de vie des populations.
Cette approche humaine est également portée par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), qui accompagne les initiatives destinées à renforcer la résilience des communautés côtières.
Les partenaires ont également mis en avant l’importance de la future Agence nationale de gestion intégrée du littoral (ANAGIL), appelée à assurer la pérennité des acquis du projet.
Cette structure aura pour mission de coordonner les actions de protection du littoral, de renforcer la résilience des zones côtières et d’assurer une gestion durable des infrastructures réalisées.
L’Espagne a par ailleurs réaffirmé sa volonté de poursuivre sa collaboration avec la Côte d’Ivoire dans le cadre du futur programme WACA+, porté par la Banque mondiale et axé sur le développement d’une économie bleue durable, inclusive et créatrice d’emplois.
Cette double cérémonie visait à célébrer la Journée mondiale des océans tout en marquant officiellement la fin des travaux de stabilisation du cordon sableux et la remise des ouvrages réalisés.
Parmi les temps forts figuraient la visite de la nouvelle et de l’ancienne embouchure, la sensibilisation des populations à la protection de l’environnement côtier ainsi que la présentation des efforts consentis par les autorités et les partenaires du projet.
L’événement a également permis d’informer les populations nationales et internationales de l’ouverture de la nouvelle embouchure, considérée comme une avancée majeure pour la préservation du littoral de Grand-Lahou'>Grand-Lahou.
À l’issue de la cérémonie, plusieurs résultats ont été enregistrés, la remise officielle des ouvrages et autres livrables du projet, l’information et la sensibilisation des communautés bénéficiaires sur l’ouverture de la nouvelle embouchure, e renforcement de la sensibilisation à la protection de l’environnement marin et côtier, l’engagement des autorités compétentes à veiller au respect des normes d’exploitation et de préservation des infrastructures réalisées.
Avec l’achèvement du projet WACA à Grand-Lahou'>Grand-Lahou, la Côte d’Ivoire franchit une étape importante dans sa stratégie de lutte contre l’érosion côtière et d’adaptation aux changements climatiques. Un modèle de coopération internationale qui pourrait inspirer d’autres initiatives de résilience environnementale sur le continent africain.
Wassimagnon
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