Côte d'Ivoire : Yakassé-Attobrou, 03 dames présumées auteures de traite des personnes interpellées, chaque victime déboursait des sommes comprises entre 1 et 2 millions FCFA
Les suspectes (DR)
Selon des informations de sources sécuritaires, trois (03) dames présumées auteures de traite des personnes ont été interpellées à Yakassé-Attobrou, précisément dans les villages de Ablandi 1 et Ablandi 2.
Il s'agit des nommées : N.E:24 ans ; L.U: 44 ans ; P. T: 24 ans. Cette opération s’inscrivait dans le cadre de l’opération Épervier XI, menée par la Brigade Mondaine de la Préfecture de Police d’Abidjan.
Les investigations ont conduit au démantèlement d’un réseau de recrutement de jeunes filles basé sur des promesses mensongères d’insertion professionnelle.
Les mises en cause auraient imposé le paiement de sommes comprises entre un million six cent mille (1 600 000) de FCFA et deux millions (2 000 000) de FCFA pour chacune de leur victime en contrepartie de leur prise en charge et de leur prétendue insertion Professionnelle.
Les présumées auteures ont été conduites au Parquet pour nécessité d’enquête, les quatre 04 victimes sont prises en charge conformément aux procédures en vigueur, informe-t-on.
La Côte d'Ivoire dispose d'un cadre juridique strict pour réprimer la traite et l'exploitation des êtres humains, principalement régi par la Loi n° 2016-111 et la Loi n° 2010-272. Ces textes criminalisent l'exploitation sexuelle, le travail forcé et protègent activement les victimes. La Loi n° 2016-111 relative à la lutte contre la traite des personnes a été adoptée en décembre 2016.
Elle criminalise toutes les formes de traite des êtres humains (travail forcé, exploitation sexuelle, esclavage).
Cette loi s'applique aux adultes comme aux mineurs et a permis d'institutionnaliser le Comité National de Lutte contre la Traite des Personnes.
Le code pénal ivoirien prévoit des peines très sévères, proportionnelles à la gravité du crime et à l'âge de la victime :
Pour les infractions commises sur des adultes : les peines d'emprisonnement encourues vont de 5 à 10 ans et amendes de 5 à 10 millions de FCFA.
Pour les infractions commises sur des enfants : les peines d'emprisonnement sont de 20 à 30 ans et amendes de 10 à 50 millions de FCFA.
Donatien Kautcha, Abidjan
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