Côte d'Ivoire : Orpaillage illégal, vers de passibles poursuites désormais contre les propriétaires terriens et chefs coutumiers complices et agents administratifs?
Image d’illustration (DR)
La lutte contre l’orpaillage illégal pourrait se durcir avec de de passibles poursuites judiciaires désormais contre les propriétaires terriens et les chefs coutumiers complices.
Selon des informations de sources concordantes, nous allons vers un changement de cap et une nouvelle offensive dans la lutte contre l’orpaillage clandestin, avec l’instauration d’une politique de « tolérance zéro » visant désormais non seulement les exploitants illégaux, mais également leurs complices, notamment les propriétaires terriens, les chefs coutumiers et les agents de l’administration.
Nous apprenons que, les enquêtes ont révélé que l’exploitation illégale repose souvent sur des complicités locales. « Les chefs de village reconnus complices s’exposeront à une double sanction, à savoir des poursuites judiciaires et le retrait de leur arrêté de nomination », informe-t-on.
Pour rappel, toute exploitation aurifère sur les cours d’eau est strictement interdite. L'orpaillage clandestin entraîne de graves conséquences : déforestation massive et destruction des terres agricoles, pollution chimique des cours d'eau au mercure et au cyanure, et une forte insécurité locale (banditisme, trafics).
Le phénomène qui représente un fléau économique et environnemental majeur, provoque aussi d'importants manques à gagner fiscaux pour l'État et des conflits fonciers récurrents.
Le secteur échappe massivement aux circuits officiels, engendrant une perte de plus de 3 000 milliards de FCFA par an. L'activité est également décriée pour sa destruction des terres agricoles et la pollution chimique des cours d'eau.
Donatien Kautcha, Abidjan
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