Cameroun: Pouvoir vacant, Jacques Fame Ndongo, dénonce des fantasmes et défend l'exécutif au travail
Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc (Ph)
Le ministre de l’Enseignement supérieur et secrétaire à la communication du Rdpc, balaie les rumeurs sur une supposée vacance au sommet de l’État. Pour lui, le débat relève du "barbarisme juridique".
Le débat enfle depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux et dans certains médias : le pouvoir serait-il "vacant" au Cameroun ?
Pour le Pr Jacques Fame Ndongo, la réponse est nette. Dans une sortie publiée ce week-end, le ministre de l’Enseignement supérieur et secrétaire à la communication du Comité central du Rdpc appelle à "halte aux fantasmes".
" Ni vacance"
Le membre du gouvernement démonte d’abord l’argument juridique. Affirmer que le pouvoir exécutif est vacant, dit-il, relève "d’un barbarisme juridique, voire politique ou logique".
Il s’appuie sur le principe aristotélicien du tiers exclu : "on ne peut pas être et ne pas être".
Sur le fond, le Pr Fame Ndongo rappelle qu’"aucune disposition légale ou règlementaire ne fixe la durée maximale du séjour présidentiel hors du Cameroun".
"Nul ne peut donc appliquer au Chef de l’État une inexistante disposition constitutionnelle qui ne peut prospérer que dans l’imagination féconde et vagabonde des adeptes du droit des sables mouvants", écrit-il.
"Ni somnolence, le président méticuleux"
Le ministre réfute ensuite l’idée d’une somnolence au sommet de l’État.
"Au Cameroun, il n’existe aucune somnolence au sommet de l’État ou dans quelque compartiment institutionnel que ce soit : exécutif, législatif, judiciaire", affirme-t-il.
Selon lui, "où qu’il se trouve, le Chef de l’exécutif est au travail". Il "suit méticuleusement les dossiers que lui soumettent, au quotidien, ses collaborateurs, de visu ou par les moyens électroniques connus de tous" et "donne des directives appropriées, en vue de la bonne marche du pays".
Tacle aux médisants
Jacques Fame Ndongo en profite pour appeler à la responsabilité. "Halte donc à la jactance, aux affabulations et aux gros mensonges. Que chacun se mette résolument au travail, dans son domaine de compétence", lance-t-il, citant Jean-Paul Sartre : "l’homme est la somme de ses actes".
Le secrétaire à la communication du Rd0c termine sur un registre moral. Il assimile les rumeurs sur la santé du chef de l’État à de la médisance.
"Alléguer que telle personne est morte, alors qu’elle est vivante, conjecturer sur un pouvoir vacant, alors qu’il n’en est rien, diaboliser un chef d’État qui a donné la plus grande partie de sa vie à la Nation... est-ce conforme à l’éthique universelle et éternelle ? Question de conscience", conclut-il en référence à Voltaire : "cultiver son jardin".
Cette prise de position intervient dans un contexte où l’actualité nationale est marquée par de nombreuses spéculations sur l’absence du président Paul Biya du territoire. Le pouvoir a, à plusieurs reprises, dénoncé ce qu’il qualifie de "fake news".
-Armand Ougock, correspondant permanent de koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de koaci au WhatsApp 237 691154277 ou cameroun@koaci.com
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