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Afrique du Sud :  Violences xénophobes, le gouvernement répond à la CEDEAO et rejette une plainte à la CPI
 

Afrique du Sud : Violences xénophobes, le gouvernement répond à la CEDEAO et rejette une plainte à la CPI

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 24 juillet 2026 - 19:56

Le Président Cyril Ramaphosa et un podium de la CEDEAO (ph)


Le gouvernement sud-africain déclare avoir pris note du communiqué du 69e sommet de de la CEDEAO et réaffirme son engagement à un échange ouvert et constructif qui sera axé sur la solidarité panafricaine, l'état de droit et le dialogue continental sur les migrations.


Dans un communiqué de presse publié le jeudi 23 juillet, le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération (DIRCO) a indiqué que l'Afrique du Sud considère la CEDEAO comme un pilier essentiel de l'intégration africaine et demeure déterminée à renforcer le dialogue sur les questions d'intérêt commun.


Tout en prônant la solidarité panafricaine, l'Afrique du Sud dit rejeter catégoriquement la xénophobie, le racisme, l'homophobie, l'intolérance et la discrimination sous toutes leurs formes. Elle a réaffirmé l'engagement du gouvernement à faire respecter l'État de droit en veillant à ce que les auteurs de violences et d'autres actes illégaux soient traduits en justice.


Réponses aux préoccupations de la CEDEAO


L'Afrique du Sud considère la CEDEAO comme un pilier essentiel de l'intégration continentale. Dans un esprit de solidarité panafricaine, l'Afrique du Sud dit demeure profondément attachée à un dialogue ouvert, constructif et axé sur l'action avec les États membres de la CEDEAO sur les questions d'intérêt commun, notamment la stabilité régionale et la gestion des migrations.


Elle dit réaffirmer avec la plus grande fermeté sa position inébranlable contre toutes les formes de préjugés sociaux. Et rejette catégoriquement la xénophobie, le racisme, l'homophobie, l'intolérance et la discrimination sous toutes leurs formes.


 

Dans cette perspective, la DIRCO a assuré que « Le respect de la dignité de chaque personne sur notre territoire est à la fois un impératif constitutionnel et un devoir moral. L’Afrique du Sud demeure fermement attachée au respect de l’État de droit et veille à ce que les auteurs de violences ou d’actes illégaux soient pleinement tenus responsables devant notre système judiciaire ».


Le DIRCO a noté que, si l'Afrique du Sud continue de traiter des questions bilatérales spécifiques avec ses partenaires ouest-africains, notamment le Ghana et le Nigéria, les flux migratoires les plus importants du pays se concentrent au sein de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC).

Cette subtile précision tend à élégir le débat pour ne pas présenter les ouest africains comme étant les seuls affectés par les problèmes de l’heure dans le pays.


Rejet de la plainte de deux ghanéens à la CPI


En ce qui concerne la plainte déposée auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) par deux ghanéens, l'Afrique du Sud constate que cette requête ne remplit pas les conditions légales et de compétence requises pour que la Cour puisse agir. 


A cet effet, Pretoria estime que conformément au principe fondamental de complémentarité, l'Afrique du Sud maintient sa pleine confiance dans son cadre juridique national.


 

En se référant à son propre cadre judiciaire, Pretoria a indiqué que son propre dispositif légal prévoit expressément des infractions distinctes, à savoir les crimes et discours de haine, et garantit la poursuite de toute personne qui commet de telles infractions. L’Afrique du Sud a assurée avoir confiance en son cadre juridique national pour lutter contre les crimes de haine et les infractions connexes.


Eviter une rupture diplomatique continentale  


En somme, pendant que le Ghana et le Nigeria activent leur influence au sein de la CEDEAO pour exercer une pression au niveau de l'Union Africaine sur l’Afrique du Sud, Pretoria, de son côté, tente de sauver la face tout en refusant d'être perçue comme un État marginal agissant au mépris des normes panafricaines. 


L’Afrique du Sud s’efforce de contenir la rupture diplomatique croissante et réaffirme son engagement en faveur de la solidarité panafricaine et du dialogue continental


Mensah,

Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria 

- Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com – 


 
 
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