Côte d'Ivoire : Bouaké, 130 étudiants en Master d'Histoire célébrés, entre mémoire et espérance
Des diplômés (ph KOACI)
Ce vendredi 31 juillet 2026, l’émotion était palpable et les regards empreints de fierté. Après plusieurs années d’efforts, de sacrifices et de persévérance, 130 étudiants de la promotion Brindoumi 2021-2026 du Master en Histoire ont reçu leur parchemin. La cérémonie de graduation, tenue à l’amphithéâtre C du campus 2 de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké, s’est déroulée autour d’un thème « De la crise à la renaissance : l’apport de l’histoire dans la nouvelle dynamique de la ville de Bouaké ».
Parents, enseignants, autorités administratives et universitaires ont effectué le déplacement pour partager ce moment unique, symbole d’aboutissement et d’espoir. Représentant le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, haut patron de la cérémonie, Assimi Sanogo a salué la détermination des récipiendaires. Il a insisté sur la portée du thème choisi, rappelant que « l’histoire éclaire le présent, inspire les décisions et permet de construire un avenir plus solide ». Selon lui, les historiens ont un rôle clé dans la préservation de la mémoire collective, la promotion de la paix et la valorisation du patrimoine.
Dans une adresse à la fois pédagogique et engagée, le parrain de la promotion, le professeur Brindoumi Atta Kouamé Jacob, spécialiste d’histoire économique et sociale à l’UAO, a exhorté ses filleuls à faire de la vérité leur boussole. Revenant sur les blessures qu’a connues la ville de Bouaké, il a souligné la responsabilité des historiens dans le processus de réconciliation. « Le métier de l’historien n’est pas compatible avec le mensonge. L'histoire s'appuie sur des sources : des sources orales comme des sources d'archives. Et l'historien a le devoir de restituer la vérité dans toute sa forme...» a-t-il martelé, appelant à une recherche rigoureuse fondée sur des sources fiables, qu’elles soient orales ou archivistiques, afin de contribuer à une paix durable.
Au nom du chef du département d’histoire, le professeur Mamadou Bamba a, pour sa part, inscrit cette cérémonie dans la dynamique d’excellence prônée au sommet de l’État. Il a exprimé sa confiance en cette nouvelle génération d’historiens, perçue comme un véritable levier pour l’administration et le développement du pays, tout en les invitant à poursuivre leur quête de savoir.
La voix des diplômés s’est élevée à travers celle de Konan Ottobé Albéric Junior, porte-parole de la promotion, qui a traduit la reconnaissance des étudiants envers leurs encadreurs. Entre gratitude et ambition, il a salué la qualité de la formation reçue, promettant de porter haut les valeurs de leur université.
Au-delà de la remise des parchemins, cette graduation a résonné comme un passage de témoin. Celui d’une jeunesse appelée à écrire, avec rigueur et responsabilité, les pages futures d’une ville et d’un pays en quête de mémoire, de vérité et de cohésion.
TK Emile
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