Côte d'Ivoire : Investissement féminin, le CEPICI ouvre la voie à un nouveau dispositif de financement et d'accompagnement des femmes entrepreneures avec le GUIF
Le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) et plusieurs acteurs de l’écosystème entrepreneurial unissent leurs efforts pour accélérer la mise en place du Guichet Investir au Féminin (GUIF). Réunis jeudi 27 août 2026 à Abidjan, les parties prenantes ont partagé les résultats de plusieurs études comparatives et formulé des recommandations destinées à faire de ce dispositif un véritable levier de financement, d’accompagnement et de développement des entreprises dirigées par des femmes.
Le processus d’opérationnalisation du Guichet Investir au Féminin franchit une nouvelle étape. Un atelier de partage des enseignements issus de plusieurs travaux de benchmark s’est tenu, jeudi 27 août 2026, à la salle Mercure de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), à Abidjan.
Organisée par le Women Investment Club Côte d’Ivoire (WIC CI), cette rencontre a rassemblé plusieurs acteurs majeurs de l’écosystème de l’investissement et de l’entrepreneuriat. L’objectif était de mettre en commun les principaux enseignements issus des travaux réalisés et de dégager des pistes concrètes pour orienter la mise en œuvre du GUIF.
Cette rencontre intervient après plusieurs mois de travaux consacrés à l’identification des meilleures pratiques en matière de soutien à l’investissement, d’accompagnement des entreprises et de promotion de l’entrepreneuriat féminin, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’international.
S’inspirer des meilleures pratiques
Les travaux de benchmark ont notamment porté sur les mécanismes existants d’appui à l’investissement et au développement des entreprises. Ils ont également permis d’analyser les dispositifs favorisant l’accès des femmes entrepreneures aux financements et aux services d’accompagnement.
Le cadre juridique et réglementaire applicable a également fait l’objet d’une analyse approfondie. Ces travaux ont été complétés par des consultations auprès de plusieurs catégories d’acteurs, notamment les institutions publiques, les établissements financiers, les organisations professionnelles et les structures d’accompagnement des entreprises.
L’ambition est de disposer d’un dispositif adapté aux réalités des femmes entrepreneures et capable de répondre efficacement aux difficultés auxquelles elles sont confrontées dans leur parcours entrepreneurial.
Représentant la Directrice générale du CEPICI, Solange Amichia, la Directrice générale adjointe, Mme Carole Versteeg, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier.
Dans son intervention, elle a insisté sur la portée stratégique du GUIF pour le renforcement de l’investissement porté par les femmes en Côte d’Ivoire.
La responsable du CEPICI a également mis en avant le rôle croissant des femmes dans la dynamique économique nationale, tout en soulignant les obstacles qui persistent, notamment en matière d’accès au financement, de structuration des entreprises et de pérennisation de leurs activités.
« La promotion de l’investissement au féminin n’est pas seulement une question d’équité ; elle constitue un véritable levier de développement économique, d’innovation et de transformation structurelle de notre pays », a déclaré Mme Carole Versteeg.
Au cours de l’atelier, les participants ont pris connaissance des conclusions de plusieurs études réalisées dans le cadre de la préparation du GUIF.
Le benchmark institutionnel et international, réalisé par Gaïa Intelligence Africa, a permis de mettre en lumière différentes expériences et pratiques susceptibles d’être adaptées au contexte ivoirien. De son côté, le benchmark juridique conduit par le cabinet Coumbassa & Sanden Conseil a contribué à identifier les principaux enjeux liés au cadre réglementaire.
Les enseignements issus des consultations menées auprès des acteurs de l’écosystème ont également été présentés et discutés.
Ces échanges ont permis aux participants de confronter les différentes analyses et de formuler des recommandations visant à améliorer la pertinence, l’accessibilité et l’efficacité du futur dispositif.
Au-delà de la mise en place d’un mécanisme institutionnel, le GUIF ambitionne de répondre à un enjeu plus large : favoriser une participation accrue des femmes à la création de valeur et au développement économique de la Côte d’Ivoire.
L’accès au financement demeure en effet un enjeu majeur pour de nombreuses entrepreneures, tout comme la structuration des entreprises, l’accompagnement technique, le développement des compétences et l’accès aux réseaux d’affaires et d’investissement.
À travers le GUIF, les acteurs impliqués entendent ainsi contribuer à lever certaines de ces barrières et à créer un environnement plus favorable au développement des entreprises portées par des femmes.
Les conclusions et recommandations issues de l’atelier serviront de base aux prochaines étapes du processus d’opérationnalisation du Guichet Investir au Féminin.
Pour les parties prenantes, l’enjeu sera désormais de traduire les enseignements tirés des benchmarks et des consultations en mécanismes concrets, accessibles et durables.
À terme, le GUIF devrait contribuer à renforcer l’accès des femmes aux opportunités d’investissement et d’accompagnement, tout en favorisant l’émergence et la consolidation d’entreprises féminines compétitives.
Avec la mobilisation du CEPICI, du WIC CI et des différents acteurs de l’écosystème, la Côte d’Ivoire entend ainsi franchir un nouveau cap dans la promotion de l’investissement féminin et faire de l’entrepreneuriat des femmes un moteur davantage intégré à la transformation économique du pays.
Wassimagnon
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