Côte d'Ivoire : Haut-Sassandra, le SYNAPCI appelle au maintien du mouvement de protestation dans la filière café-cacao
Le Synapci dans le Haut-Sassandra (Ph Koaci)
La mobilisation se poursuit dans le Haut-Sassandra autour des revendications du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAPCI). Samedi 19 septembre 2026, les responsables régionaux du syndicat ont rencontré des producteurs de la sous-préfecture de Bédiala pour leur transmettre les consignes de la direction nationale.
Le coordonnateur régional, Koné Zakaria, accompagné de son adjoint Kouko Sylvain, a sillonné plusieurs villages de la zone entre 9 heures et 15 heures. Au cours de cette tournée, les deux responsables ont échangé avec des chefs de villages, des responsables de jeunesse et des planteurs sur la situation de la filière et les revendications portées par leur organisation.
Le SYNAPCI maintient notamment son appel à la revalorisation du prix bord champ du cacao ainsi qu’au départ du directeur général du Conseil du Café-Cacao, Yves Brahima Koné. « Aucun produit ne sera vendu, aucun magasin d’achat ne sera ouvert si le prix du kilogramme de cacao ne s’améliore », a déclaré Koné Zakaria devant les producteurs.
Selon le coordonnateur régional, les échanges menés à Bédiala auraient confirmé l’adhésion des planteurs au mouvement. Il affirme que ces derniers réclament à la fois une hausse du prix du cacao et le départ du responsable du Conseil du Café-Cacao. Les délégués locaux du syndicat ont, dans la foulée, été invités à veiller au maintien de la fermeture des magasins d’achat jusqu’à nouvel ordre.
Cette mobilisation intervient quelques jours après l’annonce faite à Daloa, le dimanche 13 septembre, par le président national du SYNAPCI, Koné Moussa. La tournée de Bédiala vise ainsi à relayer auprès des producteurs les orientations de la direction nationale et à recueillir leurs préoccupations.
Le syndicat met notamment en avant les difficultés rencontrées par certains producteurs qui disent ne pas encore avoir pu écouler leurs stocks de cacao. Cette situation, selon les responsables syndicaux, complique également la prise en charge des dépenses liées à la rentrée scolaire des enfants.
Alors que la campagne de commercialisation se poursuit, le SYNAPCI prévient que la mobilisation pourrait prendre une nouvelle ampleur si ses revendications ne trouvent pas de réponse. Une telle perspective pourrait perturber davantage les activités de commercialisation du cacao dans le Haut-Sassandra, importante zone de production du pays.
Jean Chresus
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