Côte d'Ivoire : OCPV, après des mois de tensions, la nouvelle Directrice générale engage le dialogue avec le syndicat et joue la carte de l'apaisement
Après plusieurs mois de tensions et d’incompréhensions exposées sur les réseaux sociaux, l’Office d’aide à la Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV) veut ouvrir une nouvelle page. Pour sa première grande rencontre avec le personnel, la nouvelle Directrice générale, Aïssatou Koné, a privilégié le dialogue avec le Syndicat national des agents de l’OCPV (SYNA-OCPV), avec pour objectif de restaurer la cohésion et d’apaiser le climat social au sein de l’institution.
C’est peut-être la fin des tensions qui secouaient l’Office d’aide à la Commercialisation des Produits Vivriers. Peu après sa prise de fonction, la nouvelle Directrice générale, Aïssatou Koné, a engagé, ce lundi 21 septembre 2026, le dialogue avec le personnel représenté par le SYNA-OCPV.
Au cœur des échanges, les conditions de travail, les accessoires de salaire, les nominations, le climat social et plusieurs revendications accumulées au fil des mois.
« On ne peut pas dire que le torchon brûlait. Il s’agissait plutôt d’incompréhensions », a nuancé Aïssatou Koné, faisant référence aux sorties publiques et aux échanges parfois tendus qui avaient précédé le départ de l’ancien Directeur général.
Désormais, le mot d’ordre semble être l’apaisement. « Nous repartons sur de nouvelles bases », a assuré la nouvelle Directrice générale, annonçant la tenue de nouvelles rencontres pour examiner les préoccupations du personnel et distinguer les dossiers pouvant être réglés immédiatement de ceux nécessitant davantage de temps.
Sur la table, les revendications du SYNA-OCPV sont nombreuses. Le syndicat réclame notamment le paiement mensuel des accessoires de salaire, le remboursement de plusieurs sommes qu’il affirme rester dues, ainsi que le paiement des titres de transport et de certaines primes.
Le syndicat demande également une amélioration des conditions de travail et des perspectives de carrière. Il plaide notamment pour la mise en place de nouvelles règles concernant les accessoires de salaire, l’instauration d’une prime d’intéressement trimestrielle, la pérennisation de la prime annuelle et le paiement du carburant aux agents.
À ces revendications s’ajoutent la mise à disposition de fiches de poste, l’élaboration de profils de carrière, le renforcement de la formation des agents ainsi que la souscription d’une assurance couvrant les agents et leurs familles.
Autre dossier sensible évoqué par le syndicat : la réalisation d’un audit financier, matériel et du personnel de l’OCPV sur la période allant du 1er avril 2017 au 10 septembre 2026.
Le SYNA-OCPV sollicite également un audit de la gestion du fonds Covid-19, dont le montant est évalué, selon le syndicat, à 4,4 milliards de FCFA.
Malgré cette longue liste de revendications, le ton de la rencontre se veut désormais conciliant.
« Nous sommes entièrement satisfaits. C’est ce que nous attendions : un apaisement de la situation », a déclaré le secrétaire général du SYNA-OCPV, Amani Konan.
Le syndicaliste a même assuré vouloir accompagner la nouvelle direction dans sa mission. « Je promets que nous ne ferons plus de bruit à l’OCPV », a-t-il lancé.
De son côté, Aïssatou Koné entend poursuivre le dialogue avec les représentants du personnel et veiller à ce que les décisions soient prises conformément aux textes en vigueur et aux orientations des autorités.
Après plusieurs mois marqués par des incompréhensions et des revendications, la nouvelle direction de l’OCPV mise ainsi sur le dialogue social pour restaurer un climat de confiance et permettre à l’institution de se concentrer sur ses missions.
Wassimagnon
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