Côte d'Ivoire : Bédiala se projette à l'horizon 2030 avec un nouveau plan stratégique de développement
La commune de Bédiala veut accélérer sa transformation économique et sociale. Agriculture, infrastructures, services sociaux, environnement et gouvernance locale : autant de secteurs désormais inscrits dans une feuille de route commune. Élaboré avec l’appui de la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables », le Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030 a été officiellement remis aux autorités municipales.
Bédiala veut désormais regarder vers l’avenir avec une feuille de route clairement définie. La commune s’est dotée d’un Plan stratégique de développement (PSD) couvrant la période 2026-2030, destiné à structurer son action et à mieux orienter ses investissements au cours des cinq prochaines années.
Le document a été remis officiellement aux autorités municipales lors d’une cérémonie organisée à la mairie de Bédiala, en présence de plusieurs acteurs du développement local. Son élaboration a bénéficié de l’accompagnement de la Chaire UNESCO « Anticipation, Prospective et Territoires Durables » (CUAPTD), rattachée à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
À travers ce PSD, la municipalité entend disposer d’un cadre de référence permettant de définir ses priorités, de planifier ses interventions et de mobiliser plus efficacement les ressources disponibles.
La démarche part d’un constat : Bédiala dispose de potentialités importantes, notamment dans les domaines agricole, culturel et environnemental. L’électrification de ses dix villages constitue également un acquis sur lequel la commune souhaite s’appuyer pour poursuivre son développement.
Mais ces atouts coexistent avec des besoins encore importants. Le diagnostic réalisé dans le cadre du plan relève notamment des défis liés à l’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, à l’assainissement, à l’état des routes rurales ainsi qu’à la transformation et à la valorisation des productions agricoles.
Le PSD entend donc apporter une réponse structurée à ces problématiques en inscrivant les différentes interventions municipales dans une vision cohérente et à long terme.
L’une des particularités du processus d’élaboration réside dans la place accordée aux populations et aux différents acteurs du territoire.
Des consultations ont ainsi été menées auprès des communautés, des administrations et des services publics. Chefs traditionnels, femmes, jeunes, organisations professionnelles et opérateurs économiques ont été associés aux échanges afin d’identifier les principales préoccupations et de faire émerger les priorités locales.
Après un atelier de cadrage et une phase de collecte de données, une première version du document a été soumise à l’appréciation des populations. Les observations et recommandations formulées à cette étape ont ensuite été intégrées au document final.
Pour le Dr Kouamé Kouakou Noël, représentant le titulaire de la CUAPTD, le Professeur Kouassi Kouamé Sylvestre, cette approche permet de construire une vision du développement qui tient compte des réalités du territoire et des aspirations de ses habitants.
Le nouveau plan s’articule autour de plusieurs grandes orientations. Il prévoit notamment le renforcement du capital humain, l’amélioration des infrastructures et des services sociaux, la modernisation de l’économie locale ainsi que la valorisation du potentiel agricole de la commune.
La protection de l’environnement et le renforcement de la gouvernance locale figurent également parmi les axes retenus.
Pour la municipalité, l’enjeu sera désormais de traduire ces orientations en actions concrètes et de mobiliser les financements nécessaires à leur mise en œuvre.
Le maire de Bédiala, Kouamé Bah Jean Yves Yao, a mis en avant l’importance du document pour améliorer la mobilisation des ressources et renforcer la coordination entre la commune, l’État, les partenaires au développement, le secteur privé et les acteurs locaux. Il a salué l’accompagnement de la Chaire UNESCO et assuré que le PSD servirait de boussole à l’action municipale.
La prospective occupe une place centrale dans cette nouvelle démarche de planification. Pour le sous-préfet de Bédiala, Kouassi Hamed Kouadio, la capacité à se projeter dans cinq, dix ans ou davantage doit permettre aux collectivités d’anticiper les besoins futurs et d’adapter leurs interventions.
Cette approche vise ainsi à dépasser la seule gestion des urgences pour inscrire le développement communal dans une perspective de moyen et long termes.
À l’horizon 2030, le PSD devra donc servir de cadre de référence pour guider les choix de la municipalité, valoriser les ressources locales et répondre aux besoins prioritaires des populations.
Pour Bédiala, le défi est désormais de passer de la planification à l’action, afin que les ambitions inscrites dans le document se traduisent progressivement par des améliorations concrètes dans le quotidien des habitants.
Wassimagnon
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