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Côte d'Ivoire : Mort tragique d'un enseignant à Bédiala, le SYNARES exige une enquête et la sécurisation du corridor
 

Côte d'Ivoire : Mort tragique d'un enseignant à Bédiala, le SYNARES exige une enquête et la sécurisation du corridor

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 30 septembre 2026 - 05:37



La mort tragique de Keïta Daouda, professeur d’anglais au Lycée moderne de Bédiala, survenue le 26 septembre 2026 au corridor de Bédiala, suscite l’émoi dans le milieu éducatif. Selon les syndicats d’enseignants du Haut-Sassandra, l’enseignant aurait violemment heurté une corde utilisée comme dispositif de barrage alors qu’il circulait à moto. Le SYNARES réclame l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’établir les responsabilités et appelle à une réforme du dispositif de contrôle au corridor.


Le monde éducatif ivoirien est en deuil. M. Keïta Daouda, professeur d’anglais au Lycée moderne de Bédiala, a perdu la vie le samedi 26 septembre 2026 dans des circonstances tragiques au corridor de Bédiala.


Selon le collectif des syndicats d’enseignants du Haut-Sassandra, l’enseignant revenait de Daloa à moto après avoir effectué des courses de fin de mois. Il circulait derrière un camion qui venait de franchir le poste de contrôle lorsqu’une corde servant de dispositif de barrage aurait été brusquement relevée.


Pris au piège par la corde tendue, Keïta Daouda l’aurait violemment percutée avant d’être projeté au sol. Il serait décédé sur le coup.


Les circonstances précises de cet accident restent toutefois à établir. Pour les organisations syndicales, une enquête officielle est indispensable afin de déterminer les responsabilités et de faire toute la lumière sur les conditions exactes dans lesquelles le drame s’est produit.


Après l’accident, plusieurs enseignants se sont rendus sur les lieux. La situation aurait alors dégénéré en affrontements entre enseignants et forces de l’ordre, selon les organisations syndicales.


Ces dernières rapportent notamment l’usage de gaz lacrymogène, des coups portés, des téléphones qui auraient été arrachés ainsi que plusieurs blessés parmi les enseignants.

Ces incidents ont davantage tendu la situation dans la région et provoqué une réaction des syndicats d’enseignants du Haut-Sassandra.


En signe de protestation et de solidarité avec leur collègue décédé, les syndicats d’enseignants du Haut-Sassandra ont décrété trois jours de suspension des cours, du 28 au 30 septembre 2026.


 

Une motion de protestation a également été lue le lundi 28 septembre à la Préfecture de région de Daloa. À cette occasion, les enseignants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme les insuffisances du dispositif de contrôle au corridor de Bédiala.


Ils ont également rappelé que le décès de Keïta Daouda intervient après un autre incident similaire. En juillet 2026, Serge Koffi, instituteur à l’IEP Daloa Kennedy, aurait été victime d’un accident au même corridor et aurait passé deux jours dans le coma.

Pour les syndicats, la répétition de tels incidents pose la question de la sécurité des usagers, notamment des conducteurs de motos, lors des opérations de contrôle.


Dans une déclaration publiée le 28 septembre 2026 depuis Abidjan, le SYNARES a exprimé sa profonde tristesse après la disparition de l’enseignant.


Le syndicat présente ses condoléances à la famille biologique de M. Keïta Daouda, ainsi qu’à ses collègues et à ses amis. Il réaffirme également sa solidarité avec l’ensemble des organisations syndicales d’enseignants engagées dans les revendications relatives à la justice et à la dignité de la corporation.


Le SYNARES exige surtout l’ouverture « sans délai » d’une enquête afin de situer les responsabilités et, le cas échéant, de sanctionner les auteurs d’éventuels manquements.


Au-delà du décès de leur collègue, les responsables syndicaux mettent en cause les conditions dans lesquelles sont effectués les contrôles des pièces des motocyclistes.


Le SYNARES estime que ces contrôles sont devenus des moments de forte tension entre les usagers de motos et les forces de l’ordre dans plusieurs localités de Côte d’Ivoire. Le syndicat considère que le drame de Bédiala illustre les conséquences possibles de ces tensions et appelle à une réflexion sur les méthodes de contrôle utilisées.


L'organisation demande notamment le remplacement de la corde servant de dispositif de barrage par un système présentant davantage de garanties de sécurité pour les usagers.


Elle réclame également le respect et la protection du personnel éducatif, ainsi que toute la lumière sur les violences qui auraient été commises contre les enseignants après le décès de Keïta Daouda.


 

Dans sa déclaration, le SYNARES invite par ailleurs le gouvernement ivoirien à rechercher une solution durable à la question des documents légaux nécessaires à la circulation des motocyclettes.


Pour le syndicat, une meilleure régularisation administrative des engins permettrait de faciliter les contrôles et de réduire les tensions entre les motocyclistes et les forces chargées de l'application de la réglementation.


En attendant les résultats d'une éventuelle enquête officielle, le décès de M. Keïta Daouda continue de susciter l’émotion au sein de la communauté éducative. Le SYNARES réitère sa demande de clarification des circonstances du drame et de mesures destinées à prévenir la répétition de tels incidents.



Wassimagnon





 
 
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