Burkina Faso Justice
 
Cliquez pour agrandir l'image  
Burkina Faso: l'ancien ministre Bilgo libéré sous caution, les poursuites continuent
 

Burkina Faso: l'ancien ministre Bilgo libéré sous caution, les poursuites continuent

 
 
 
 302 Vues
 
  0 Commentaire(s)
 
 Il y a 1 heure
 
 
 
 
 
© Koaci.com - jeudi 15 octobre 2026 - 11:19

L’ancien ministre Lionel Bilgo (ph)

Il aura fallu 48 jours et 40 millions de francs. Ce mercredi 14 octobre 2026, le pôle économique et financier du Tribunal de Bobo-Dioulasso a accepté ce qu'il avait refusé trois fois : accorder la liberté sous caution à l’ancien ministre de l’éducation natioanle Wendkouni Joël Lionel Bilgo.


20 millions pour lui, 20 millions pour Vincent de Paul Kaboré, son directeur exécutif à la Société Immobilière Traoré et Frères (Sitraf). 


Au total, 40 millions déposés au greffe, pour recouvrer la liberté provisoire et préparer libres l'audience du 19 octobre. 


L'ancien ministre de l'Education, porte-parole sous le lieutenant-colonel Damiba, économiste et écrivain, était à la Maison d'arrêt de Bobo depuis le 28 août. Un mois et demi à l'ombre d'un dossier relatif à une vente de terrains.


Le 19 août, les policiers du central de Bobo informent le parquet que sur deux sites à Léguéma et un à Lôgofourousso, 213 hectares au total, une société vend des parcelles nues et l'affiche. 197 hectares sur les deux premiers sites, 16 sur le troisième. Des chantiers sont visibles.


Le parquet ouvre une enquete Perquisition au siège de la SITRAF. Les enquêteurs repartent avec des piles d'attestations d'attribution. Des acheteurs confirment ahoir, acheté du terrain nu.


 

Interrogés, les dirigeants sortent un papier : l'agrément 2026-003 du 12 janvier 2026, délivré par le ministère de l'Urbanisme. Il dit que la SITRAF peut construire une cité sur chacun des trois sites.


C'est là que le droit se resserre. Pour le Procureur du Faso, Sékou Traoré, bâtir une cité n'est pas découper une terre pour la revendre à la parcelle.


La loi sur la promotion immobilière du 20 juin 2023 fait la différence. Avoir le droit de construire ne donne pas le droit de lotir et encore moins de faire de la pub pour du lotissement sans autorisation spécifique.


C'est sur cette lecture que le dossier bascule. D'abord en correctionnelle le 4 septembre. Puis le parquet ajoute une qualification qui change de juridiction : le blanchiment de capitaux. Il estime que les ventes ont généré des flux qui doivent être examinés à part. 


Il demande que le dossier quitte la correctionnelle pour le pôle ECOFI, seul compétent pour ce type d'infraction financière. Le 18 septembre, la correctionnelle se dessaisit. Le dossier atterrit à l'ECOFI.


Les 21 septembre et 5 octobre, la défense tente la disjonction des dossiers: juger le foncier d'un côté, le blanchiment de l'autre, et surtout libérer sous contrôle judiciaire. Après deux refus, ce mercredi, le pôle Ecofi accorde la liberté sous caution pour les deux hommes.


 

Pour le dossier, rien n'est éteint. Ils restent poursuivis à la fois pour promotion sans autorisation, publicité sans autorisation et blanchiment.


 La loi prévoit, pour ce type de faits, jusqu'à 10 ans de prison et des amendes calculées à l'hectare aménagé et au double des montants encaissés.


Et pour les acquéreurs de Léguéma et Lôgofourousso, l'interrogation demeure : que vaut une attestation d'attribution quand l'agrément de base ne couvrait pas la vente de parcelles nues ?


Boa, Ouagadougou


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
RESTEZ CONNECTÉ
 
En téléchargeant l'application KOACI.
  
 
 
 
 
 
 
  0 Commentaire(s)
Burkina Faso: l'ancien ministre Bilgo libéré sous caution, les poursuites continuent
 
 
Veuillez vous connecter pour commenter ce contenu.
 
Votre avis nous intéresse.
 
 
 
Soyez le premier à commenter cet article
 
 
 
 
 
Divertissements
 
 
 
 
Réseaux sociaux
 
+164k
+110,7k
 
Pays
 
 
 
 
Télécharger l'application KOACI
 
   
NOUS CONTACTER
 
contact@koaci.com
koaci@yahoo.fr
+225 07 08 85 52 93
 
 
NEWSLETTER
 
Restez connecté via notre newsletter