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Côte d'Ivoire : Namizata Sangaré à propos de la situation des droits de l'homme: «Nous ne sommes pas satisfaits, toutefois des efforts, des progrès ont été faits »
 

Côte d'Ivoire : Namizata Sangaré à propos de la situation des droits de l'homme: «Nous ne sommes pas satisfaits, toutefois des efforts, des progrès ont été faits »

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 09 décembre 2020 - 23:38

Namizata Sangaré, Présidente du Conseil national des droits de l'homme (CNDH) a remis son rapport d'activités pour l'année 2019 aux sénateurs aujourd'hui, à l'occasion d'une cérémonie qui s'est tenue à Yamoussoukro.


Elle a à l'occasion présenté ledit rapport en se focalisant sur les droits civils et politiques, les questions des droits à la justice, de la sécurité et de la protection sociale, le dialogue politique sur la réforme de la CEI.


Namizata Sangaré s’est prononcée sur les préoccupations en matière de droit de l’homme liées à l’environnement et à la réconciliation nationale.


Selon elle, tous ces secteurs ont été épinglés par le Conseil national des droits de l’homme et il a dénoncé plusieurs insuffisances, notamment, les arrestations d’acteurs politiques. Il s'agit de l'arrestation d'acteurs politiques. La Présidente a pris l'exemple des 15 cadres proches de Soro Kigbafori Guillaume, dont 5 députés et un maire et un conseiller municipal.


Namizata Sangaré a reconnu que l’école ivoirienne tant au niveau universitaire que dans les lycées, collèges et primaires va mal. Selon elle, les conditions de travail des étudiants et élèves du primaire sont peu reluisantes.


La Présidente a cité entre autres, «les difficultés de compréhension de mise en oeuvre et l’absence de maquette pédagogique stable pour une bonne application du système Licence-Master-Doctorat (LMD), les difficultés d’apprentissage pour les étudiants orientés à l’université virtuelle, notamment l’accès aux enseignements, la disponibilité du matériel didactique, l’encadrement adéquat et les facilités d’évaluation des apprenants.


 

«Un état général de dégradation des infrastructures universitaires, la dégradation ou l’insuffisance de table-bancs, du système de climatisation, du matériel didactique dans plusieurs amphithéâtres ou salles de travaux dirigés (TD), des laboratoires de travaux pratiques (TP) non fonctionnels dans les départements de sciences et de biosciences. L’inadéquation entre la demande et l’offre de chambres, en raison du non-achèvement de la réhabilitation des cités universitaires ; l’irrégularité du paiement des bourses et le faible nombre de bénéficiaires par année ; le nombre limité d’offres de repas par les restaurants universitaires qui contraint les étudiants parfois à abandonner les cours pour s’assurer une place dans les rangs (6000 repas/jour pour une population universitaire estimée à environ 30.000 personnes/ jour); l’insuffisance de lignes de bus universitaires à Abidjan et leur inexistence à l’intérieur du pays (Bouaké, Korhogo, Man et Daloa); Le coût élevé, disparate et non-homologué des frais d’inscription dans les grandes écoles et universités ; l’existence de frais annexes élevés dans les lycées et collèges», figurent parmi les difficultés que connaissent les étudiants, élèves de Côte d'Ivoire.


La Présidente du CNDH a énuméré certaines activités au cours de l'année 2020. Elle a annoncé la mise en place d’un Observatoire pour les processus électoraux 2020, l'organisation d’activités de vulgarisation des principaux instruments et mécanismes des Droits de l'Homme, le renforcement du programme phare de formation et de renforcement des capacités des acteurs des droits de l’Homme à travers l’Université des Droits de l’Homme, la poursuite du plaidoyer pour la ratification du protocole facultatif à la Convention des Nations Unies contre la Torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants (OPCAT) etc.


Au cours de sa présentation, la Présidente a affirmé qu'elle n'est pas satisfaite de la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.


«Nous ne sommes pas satisfaits de la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, toutefois des efforts, des progrès ont été faits. Et quand on sait d’où on vient il y a d’énormes progrès en matière de droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Le dispositif de protection ne fait qu’augmenter ; notamment, le renforcement du mandat du Conseil national des droits de l’homme. Nous, nous sommes un mécanisme de protection des droits de l’homme ; il y a d’autres mécanismes qui ont été mis en place, le Médiateur de la République qui aide à régler certains conflits. Vous savez que la paix, la cohésion sociale sont des objectifs des droits de l’homme et donc le Sénat est un mécanisme puissant de promotion et de protection des droits de l’homme. Donc le dispositif de la promotion des droits de l’homme en Côte d’Ivoire est bien en place maintenant pour le respect c’est une quête perpétuelle… », a expliqué, Namizata Sangaré.


Par ailleurs, la Présidente a à l'occasion de la remise du rapport d'activités de 2019 à la Vice-présidence du Sénat, Sarra Sako Fadika, salué «l’interaction » entre le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et le Sénat et elle a annoncé qu’avec sa présence, elle veut sacrifier à une tradition légale, la remise du Rapport annuel des activités aux représentants de la nation que sont les Vénérables Sénateurs.

Elle a fait mentionné que d’énormes progrès ont été fait en matière de droits de l’homme en Côte d’Ivoire, parce que le dispositif de protection ne fait qu’augmenter, notamment, le renforcement du mandat du Conseil national des droits de l’homme.


 

«Nous, nous sommes un mécanisme de protection des droits de l’homme ; il y a d’autres mécanismes qui ont été mis en place, le Médiateur de la République qui aide à régler certains conflits. Vous savez que la paix, la cohésion sociale sont des objectifs des droits de l’homme et donc le Sénat est un mécanisme puissant de promotion et de protection des droits de l’homme. Donc le dispositif de la promotion des droits de l’homme en Côte d’Ivoire est bien en place maintenant pour le respect c’est une quête perpétuelle… », a expliqué, la Présidente.

Au nom du Sénat la Vice-présidente, Sarra Sako Fadika, a félicité l’équipe du CNDH tout en l'exhortant à continuer son travail.


«Les droits de l’homme en Côte d’Ivoire c’est une réalité mais continuez, madame la présidente du CNDH, pour que ça soit encore plus fort… », a-t-elle déclaré.


Wassimagnon 



 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 
 
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