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Côte d'Ivoire :   Procès d'Amadé Ouérémi, une dame interrogée à huis-clos, un témoin affirme que des enfants de sexe masculin étaient tués
 

Côte d'Ivoire : Procès d'Amadé Ouérémi, une dame interrogée à huis-clos, un témoin affirme que des enfants de sexe masculin étaient tués

 
 
 
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 Il y a 5 mois
 
 
 
 
 
© Koaci.com - jeudi 01 avril 2021 - 07:39

Victimes en 2011 à Duékoué


L'audience de Amadé Ouérémi accusé d'avoir commandité le massacre des populations à Duekoué carrefour a repris cet après-midi, après plusieurs jours de suspension, avec l'audition de certains témoins.


Nouho Célestine aurait assisté à l'assassinat de son époux au moment où le couple fuyait pour se réfugier à la mission catholique de la ville.


"Je ne connais pas ceux qui ont tué mon mari. Malgré mes supplications, ils l'ont abattu sous mes yeux et ont menacé de m'ôter la vie aussi. Ils criaient Guéré, c'est guéré", a déclaré, le témoin à la barre.


Célestine a précisé que plus de trois mois après elle est retournée au domicile conjugal, malheureusement toutes les portes de leurs habitations avaient été fracturées et tout le contenu emporté.


Comment différenciez-vous les miliciens des populations ?


A cette question, Amadé Ouérémi a répondu que les miliciens portaient des armes à feu.


Zohé Annicet Donatien, une victime des barbaries des hommes d'Amadé Ouérémi a déclaré que tous ceux qui ont fracturé les portes des habitations étaient vêtus soit en treillis militaires, soit en tenu de dozo et avaient porté des chaussures en plastiques.


Il a décrit le calvaire qu'il a vécu le 29 mars 2011. Selon lui, lorsque les hommes de Ouérémi sont arrivés au carrefour, ils ont abattu plusieurs personnes et il a été sauvé parce qu'il s'était déguisé en femme puis que les cibles des assaillants étaient les jeunes hommes.


Cependant, Donatien a mentionné qu'il a été tailladé à la machette à l'épaule droite puis pris en charge par la suite par médecin Sans frontière.


Le témoin a également révélé à la barre que depuis le 29 mars son jeune frère est porté disparu et est introuvable jusqu'à ce jour.


 

"Tous les enfants de sexe masculin étaient arrachés à leur mère puis abattus", a indiqué, Zohé.


Tokpa Germaine, a avoué que son mari a été enlevé au domicile conjugal par neuf personnes habillées en uniforme.


Selon elle, malgré l'intervention du chef de canton gueré son époux a été conduit dans un hôtel de la ville de Duekoué et jusqu'à ce jour, il est introuvable.


" Ils ont exigé une rançon de 100 milles avant la libération de mon mari. Ma belle-mère a donné la somme de 20 milles, mon mari n'est plus jamais revenu à la maison", a déploré, madame Topka.


La victime a également relevé que sa dernière fille a été tuée dans le camp de Nahibly.


"Ils ont tué des guéré devant moi. Certains ont été brûlés vifs au corridor", a-t-elle conclu.


Zaha Guéhé André a confié à la barre qu'il a assisté impuissant à la mort de sa fille, de son fils et de son frère lorsque la famille fuyait pour se réfugier à la mission catholique.


Selon lui, les assaillants leur avaient promis qu'ils extermineraient et transformeraient le quartier carrefour en champ de maïs.


M. Zaha a affirmé que ceux qui ont tué ses proches étaient les hommes de Amadé.


 

" Quand nous étions à la mission, Amadé est arrivé avec un camion kia pour organiser le retour de ses parents de Bagouho", a ajouté, le témoin.


Le 28 mars 2011, les troupes de Amadé Ouérémi ont fait irruption à Guezon et ils ont érigé des barrages au niveau du foyer de la ville.


Gahé Bodoin a donné cette information au tribunal, révélant que les populations avaient fuient la ville pour se cacher en brousse et à l'aide d'un mégaphone, les hommes du rebelle leur ont demandé de rentrer.


"Lorsque je suis revenu, j'ai été interpellé par les hommes de Amadé qui m'ont arrêté puis battu et ont tiré sur mon avant-bras gauche. Mes bourreaux s'exprimaient en Moré et quelques jours plus tard, j'ai aperçu Amadé Ouérémi armé et flanqué de gardes à Guezon", a-t-il mentionné.


"Je ne suis jamais allé à Guezon et je n'ai envoyé personnes. Mon groupe n'est pas arrivé à Guezon. Il y avait beaucoup de forces sur le terrain", a nié, Amadé Ouérémi.


Il a par ailleurs affirmé que ce procès a lieu parce qu'il a la nationalité burkinabé sinon les autres commanditaires sont en liberté.


Une dame a accepté de témoigner, mais à huis-clos. Le juge a prié les journalistes et le public de libérer la salle.


Nous apprendrons quelques minutes plus tard que ce témoin aurait été violée et qu'elle ne souhaitait pas être interrogée en présence du public.


Wassimagnon


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 
 
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Batuta
Ici, il y a un plan commun; puisqu'à la suite de la décimation du peuple Wê le fils depute a fait rentrer des burkinabè dans leurs villages et plantations avec ordre de faire chacun entre 3 et 6 enfants pour repeupler la zone et éviter créer la disparition totale du peuple autochtone. Bien sûr, quand ils avaient la bouche pleine, oulotto et toikeusse ont dit qu'il ne s'y est jamais rien passé. Bandécon!
 
 il y a 5 mois     
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Mesmin Konin
Ordre a ete donne a des personnes et caution leur a ete donnée de tuer. Le motif de recherche de miliciens a ete évoqué mais il est clair que l intention etait tout autre. Le profilage pour determiner qui est milicien et qui ne l est pas etait basé sur l ethnie . Ces gens qui ont massacre ces pauvres populations l ont fait avec la caution du commandement des FRCI a l epoque c est indéniable. La responsabilite d Amadee Ouremi sera etablie pour sur, mais quand est il de celle du haut commandement des FRCI ? Amadee Ouremi ne nie pas le fait qu il ait ete un suppletif des FRCI, il ne nie pas non plus qu il y ait eu massacre, il dit qu il n est pas seul et n est pas le commanditaire de tout cela. On veut faire croire qu Amadee etait tellement puissant qu il a tout fait de son propre chef, mais y a eu plusieurs faits de 2011 a 2012 (ou les FRCI avait le total controle de la zone) qu il faut dissocier, meme si ces faits presentent des similitudes dans le mode d opération (personnes en tenue de chasseurs dozo ou en tenues militaires et jeunes armes de machettes comme acteurs)
 
 il y a 5 mois     
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@Marius
Bensouda ou son remplaçant à la CPI, les preuves que vous cherchez sont nombreuses aux 4 coins de la CI. Près de 900 wê, enfants, jeunes, vieux massacrés par dramane ouattara et son armée de frci et dozos en seulement une journée, ce n'est pas une fiction pour justifier «pourquoi je suis devenu un rebelle» de soro. La rébellion, elle, a réalisé le génocide des wê pour permettre à alassane dramane ouattara d'être au pouvoir. Donc, maintenant que GBAGBO et Blé Goudé sont totalement acquittés, et la crise ayant opposé deux camps, Il est tout à fait normal que vous CPI, regardiez maintenant du côté du camp du vrai tueur et violeur des ivoiriens alassane dramane ouattara. Le «plan commun», c'était du côté du maudit chien de sindou et du rdr.
 
 il y a 5 mois     
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Energence2020
Hmmmmm et tout cela a été occulté 10 ans durant. Est-ce que dans un tel cas de figure on peut faire confiance à la CPI??? Pendant 10 ans vous avez cherché les poux dans les cheveux d'un seul camps. Et même pour ça Madame Bensouda réclamait la reprise du procès pour arriver à inculper son coupable désigné. Entre temps les Amade Ouremi et leurs commanditaires se la coulaient douce au pays en narguant ces vrais victimes. Et on ose nous parler de réconciliation... Pfffffff
 
 il y a 5 mois     
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