Côte d'Ivoire Société
 
Cliquez pour agrandir l'image  
Côte d'Ivoire : Violences intercommunautaires à Gbon, un mort annoncé et des dégâts importants
 

Côte d'Ivoire : Violences intercommunautaires à Gbon, un mort annoncé et des dégâts importants

 
 
 
 5788 Vues
 
  0 Commentaire(s)
 
 Il y a 1 mois
 
 
 
 
 
© Koaci.com - samedi 18 mai 2024 - 21:08

règlement du conflit à Gbon (Ph KOACI)


Le vendredi 17 mai 2024, la ville de Gbon, située dans le district des Savanes au nord de la Côte d'Ivoire, a été le théâtre de violents affrontements intercommunautaires.


Ces violences, impliquant les communautés Sénoufo et Malinké (ou Dioulaba), ont causé la mort d'un jeune homme et des destructions significatives, apprend KOACI de sources sur place.


Tout a commencé la veille, le jeudi 16 mai, lorsqu'un ressortissant malinké a enfreint les règles strictes entourant le "Poro", une danse sacrée sénoufo. Selon les témoignages recueillis, l'incident s'est produit alors que l'homme, passant à moto, a osé traverser devant le masque traditionnel en parade, une action strictement interdite. Il aurait nargué les danseurs et le masque, suscitant l'indignation des participants sénoufo qui l'ont alors violemment molesté.


Un autre jeune homme a tenté d'intervenir pour mettre fin à l'agression. Malheureusement, il a reçu un coup violent involontairement, perdant connaissance sur le coup. Transporté d'urgence à l'hôpital de Boundiali, puis transféré à Korhogo en raison de la gravité de son état, il n'a pas survécu à ses blessures, exacerbant les tensions entre les deux communautés.


 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, en représailles, des membres de la communauté malinké ont incendié la forêt sacrée des Sénoufo, où se déroulent les initiations au "Poro". Cet acte de vengeance a déclenché une série d'affrontements violents. La situation a rapidement dégénéré, nécessitant l'intervention des forces de l'ordre.


Un couvre-feu et une opération de rafle systématique ont été instaurés dans la ville de Gbon. Des détachements supplémentaires de Boundiali, Tafiré et Tingréla ont été dépêchés en renfort aux forces locales, débordées par la violence. Selon les témoignages, des tirs de fusils de chasse ont été entendus, faisant plusieurs victimes, bien que le nombre exact reste encore incertain.


Les résidents de Gbon sont terrifiés. « Nous ne pouvons pas sortir de nos maisons. Seules les forces de l'ordre circulent dans la ville », a rapporté une habitante. Les écoles ont été touchées, de nombreux élèves fuyant dans la brousse pour échapper aux violences. Les autorités locales ont constaté des destructions considérables de biens et procédé à plusieurs arrestations.


Le général Alexandre Touré Apalo a été dépêché sur place pour évaluer la situation et prendre les mesures nécessaires pour rétablir l'ordre.


 

En conclusion, la ville de Gbon vit des heures difficiles, marquées par des tensions ethniques et des violences qui ont profondément choqué la population. Le couvre-feu en vigueur est une tentative des autorités pour éviter une escalade de la violence et permettre un retour progressif au calme.


La version officielle des événements est attendue des autorités sécuritaires locales.


Jean Chresus, Abidjan


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
RESTEZ CONNECTÉ
 
En téléchargeant l'application KOACI.
  
 
 

SONDAGE

Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara a-t-il raison de ne pas se prononcer "trop vite" sur 2025 ?
 
 
   + Voir les resultats
 
 
DERNIER SONDAGE
 
Côte d'Ivoire : Plus rassurés qu'avant quand s'ouvre la saison des pluies ?
 
1688
Oui
34%  
 
3129
Non
63%  
 
118
Sans avis
2%  
 
 
 
 
 
 
 
  0 Commentaire(s)
Côte d'Ivoire : Violences intercommunautaires à Gbon, un mort annoncé et des dégâts importants
 
 
Veuillez vous connecter pour commenter ce contenu.
 
Votre avis nous intéresse.
 
 
 
Soyez le premier à commenter cet article
 
 
 
 
 
Divertissements
 
 
 
 
Réseaux sociaux
 
+164k
+110,7k
 
Pays
 
 
 
 
Télécharger l'application KOACI
 
   
NOUS CONTACTER
 
contact@koaci.com
koaci@yahoo.fr
+225 07 08 85 52 93
 
 
NEWSLETTER
 
Restez connecté via notre newsletter