Côte d'Ivoire : Tanshumance des troupeaux dans le nord, le MIRAH dément une taxe illégale de 3 500 FCFA par bête et appelle à la vigilance
Le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH) a formellement démenti l’existence d’une prétendue redevance pastorale imposée aux troupeaux transhumants dans le nord de la Côte d’Ivoire. Dans un communiqué officiel publié ce jeudi 15 janvier, le ministère met en garde contre des rues informations jugées fausses et sans fondement juridique, largement relayées sur les réseaux sociaux.
Selon ces rumeurs, les propriétaires de bétail seraient contraints de payer une somme de 3 500 francs CFA par tête pour le passage de leurs troupeaux transhumants dans certaines localités du nord du pays. Une pratique que le MIRAH qualifie d’illégale, car non adossée à aucun texte réglementaire en vigueur.
Le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques précise que ni son département, ni aucune autre autorité habilitée n’a institué une telle taxe. Il souligne par ailleurs que le gouvernement est actuellement engagé dans un processus d’élaboration de textes réglementaires nationaux relatifs à la gestion de la transhumance et aux redevances pastorales.
Ces textes, une fois finalisés, seront soumis aux procédures légales de promulgation, conformément aux lois en vigueur. En attendant, aucune perception financière liée à la transhumance n’est autorisée.
Face à cette situation, le MIRAH appelle l’ensemble des acteurs concernés, éleveurs, organisations professionnelles, autorités administratives, coutumières et forces de sécurité à ne se conformer à aucune exigence de paiement liée à cette prétendue taxe.
Le ministère invite également les populations à signaler toute tentative de perception illégale aux autorités compétentes, afin de préserver l’ordre public et d’éviter les tensions entre communautés.
Pour une transhumance apaisée et sécurisée
Dans son communiqué, le Ministre en appelle au sens de responsabilité, au calme et à la vigilance de tous. Il réaffirme l’engagement du Gouvernement ivoirien à garantir une transhumance apaisée, sécurisée et conforme aux textes en vigueur, dans un esprit de cohésion sociale et de coexistence pacifique entre les différentes communautés.
Le communiqué est signé par M. Diakité Ibrahim, Directeur de la Communication et des Relations Publiques du MIRAH.
Wassimagnon
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
