Côte d'Ivoire : Carême chrétien, l'imposition des cendres lance la longue marche spirituelle vers Pâques
Le Mercredi des Cendres inaugure le temps de Carême catholique, période de préparation à la fête de Pâques, où les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ. Ces quarante jours (en référence aux quarante jours passés par Jésus au désert) constituent un chemin spirituel marqué par trois piliers que sont, la prière, le jeûne et le partage.
Le chiffre quarante évoque dans la Bible un temps d’épreuve et de maturation. Il renvoie aux quarante années du peuple d’Israël au désert, les quarante jours du déluge, ou encore les quarante jours de Jésus tenté au désert.
Le Carême invite à quitter ses habitudes pour marcher vers une vie renouvelée.
A l'instar des chrétiens du monde entier, ceux de la paroisse Saint Louis De Gonzague de Gonzagueville dans la commune de Port-Bouet, sont également entrés dans cette période en sacrifiant au rite de l'imposition des cendres. « Convertissez-vous et croyez en la bonne nouvelle », telle est l'exhortation qui a accompagné l'acte d'imposition des cendres sur les fronts des chrétiens venus en grande nombre prendre part à la messe.
Les cendres obtenues traditionnellement en brûlant les rameaux bénis l’année dernière lors du Dimanche des Rameaux, rappellent la fragilité humaine. Elles évoquent la condition mortelle de l’homme, mais aussi la possibilité d’un renouveau.
Dans son homélie, le père célébrant a rappelé que dans la tradition biblique, se couvrir de cendres était un signe de pénitence et de retour vers Dieu. Ce geste est donc un appel à la vérité intérieure.
« Reconnaître sa pauvreté spirituelle ouvre à la miséricorde et à la grâce» a-t-il prêché.
Le prélat a précisé que le Mercredi des Cendres ne célèbre pas la tristesse, mais l’espérance. « Il marque le point de départ d’un itinéraire, celui qui passe.de l’ombre à la lumière, du repli à l’amour, du péché à la vie », a indiqué l'homme de Dieu.
Il en outre, invité le peuple de Dieu à prier davantage, pour nourrir sa relation avec Dieu, jeûner, non seulement de nourriture, mais aussi d’habitudes qui l’éloignent de l’essentiel et partager, en posant des actes concrets de solidarité.
Recevoir les cendres sur le front est un acte public et visible. Il rappelle que la foi n’est pas seulement intime, mais qu’elle engage toute la personne. En acceptant ce signe, le croyant reconnaît qu’il a besoin de conversion.
L’humilité n’est pas une dévalorisation de soi ; elle est vérité. Se savoir fragile permet d’accueillir la force de Dieu. Ainsi, le Mercredi des Cendres devient une école de liberté intérieure où l'on renonce à ce qui entrave pour retrouver l’essentiel et entrer dans la lumière éclatante de Pâques.
Wassimagnon
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