Côte d'Ivoire : Arrestation du second suspect dans l'assassinat du directeur général de Standard Chartered Bank à Abidjan
Le suspect arrêté (Ph Koaci)
Près d’un an après la découverte macabre du corps du directeur général de Standard Chartered Bank à Abidjan, les forces de sécurité ivoiriennes viennent de franchir une nouvelle étape dans l’enquête. Le mercredi 11 mars 2026, les éléments de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) ont procédé à l’interpellation du second présumé auteur du meurtre à Bingerville.
Les faits remontent au mardi 8 avril 2025, lorsque le corps sans vie du dirigeant bancaire, de nationalité américano-camerounaise, avait été retrouvé à son domicile situé au 24ᵉ étage de la tour Atta, au Plateau. Plusieurs effets personnels de la victime, notamment son véhicule, ses téléphones et ses ordinateurs portables, avaient également disparu, laissant présager un crime prémédité.
Les investigations menées dans le cadre de l’opération Épervier ont rapidement conduit les enquêteurs vers un premier suspect. Le mardi 15 avril 2025, la BRI avait interpellé S.A., ancien chauffeur du défunt. Lors de son arrestation, les agents avaient retrouvé en sa possession deux téléphones portables, deux ordinateurs portables ainsi que la clé du véhicule appartenant à la victime.
Confronté aux éléments de l’enquête, l’ex-chauffeur avait reconnu son implication dans le meurtre, affirmant toutefois avoir agi avec un complice identifié comme étant Z.G. J.F. Depuis ces révélations, les forces de sécurité étaient activement à la recherche de ce second suspect.
Après plusieurs mois de recherches, ce dernier a finalement été localisé puis arrêté à Bingerville. Lors de son audition, il n’a opposé aucune résistance aux enquêteurs et a reconnu sa participation au crime. Selon ses déclarations, lui et son complice auraient étranglé le directeur général jusqu’à provoquer sa mort.
L’autopsie pratiquée sur le corps de la victime avait d’ailleurs confirmé que le décès était dû à une asphyxie. Avec cette nouvelle arrestation, les autorités estiment avoir élucidé les principales zones d’ombre entourant cette affaire qui avait profondément marqué l’opinion publique à Abidjan.
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
