Côte d'Ivoire : Lutte contre le paludisme, la stratégie ivoirienne porte ses fruits, le pays s'impose comme leader africain grâce au projet Opt-Mvac
Du 24 au 26 mars 2026, le Sénégal, a servi de cadre à la réunion annuelle du Consortium Opt-Mvac, une initiative panafricaine dédiée à l’optimisation de la vaccination contre le paludisme. L’événement a réuni des représentants de 14 pays africains autour d’un objectif commun : renforcer l’efficacité des stratégies vaccinales face à l’une des maladies les plus meurtrières du continent.
Au cœur des échanges figuraient le partage d’expériences nationales, l’évaluation des progrès accomplis et la validation du plan d’action pour l’année 2026. Dans ce cadre, la Côte d’Ivoire s’est illustrée par des résultats jugés particulièrement encourageants.
Représentant le pays, le Dr Hamidou Koné, médecin responsable de la surveillance du Programme élargi de vaccination (PEV) et point focal du projet « Optimising Malaria Vaccine Uptake » (Opt-Mvac), a présenté un bilan remarquable de la campagne de vaccination antipaludique. Depuis l’introduction du vaccin le 15 juillet 2024, des avancées significatives ont été enregistrées en 2025, notamment en matière de réduction de la mortalité infantile liée au paludisme.
Selon le Dr Koné, l’intégration de la vaccination aux autres interventions sanitaires constitue un levier essentiel dans la lutte contre la maladie.
« Cette approche combinée a permis de sauver des milliers de vies d’enfants, non seulement en Côte d’Ivoire, mais aussi à travers le continent », a-t-il souligné.
Cependant, des défis persistent.
Le spécialiste a notamment alerté sur la résistance croissante du parasite et l’apparition de nouveaux foyers épidémiques, qui compliquent les efforts de contrôle. Face à cette situation, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba, intensifie les actions pour contenir la propagation de la maladie et améliorer la réponse nationale.
Le projet Opt-Mvac, lancé en 2025, s’inscrit précisément dans cette dynamique. Il vise à accélérer l’adoption des vaccins antipaludiques en Afrique en s’appuyant sur cinq axes stratégiques : la gouvernance, le leadership scientifique, l’analyse statistique, la sécurité vaccinale et la communication. Le programme met également un accent particulier sur la réduction des obstacles à la vaccination, l’amélioration de la couverture vaccinale et le renforcement de la pharmacovigilance.
Ce partenariat multidisciplinaire rassemble des programmes nationaux de vaccination, des initiatives de lutte contre le paludisme ainsi que des instituts de recherche africains et européens. Ses actions portent notamment sur la recherche opérationnelle, la formation des acteurs de santé, le suivi des performances vaccinales et la lutte contre la réticence des populations.
Grâce à ces efforts conjoints, la Côte d’Ivoire s’impose aujourd’hui comme un acteur de premier plan dans la lutte contre le paludisme en Afrique. Son expérience constitue désormais une référence pour plusieurs pays engagés dans la même bataille sanitaire.
Dans un contexte où le paludisme demeure une menace majeure pour la santé publique, l’exemple ivoirien démontre qu’une stratégie coordonnée, innovante et inclusive peut produire des résultats concrets et porteurs d’espoir pour tout un continent.
Wassimagnon
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