Côte d'Ivoire : Crise interne au PPA-CI, convoqués, Ahoua Don Mello et ses proches se défendent devant le Conseil de discipline
Convoqués devant le Conseil de discipline du Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), Ahoua Don-Mello et plusieurs de ses collaborateurs ont été auditionnés le mercredi 8 avril 2026 au siège du parti, à Cocody Riviera Bonoumin. Cette procédure fait suite à une plainte déposée par le président exécutif du parti, Sébastien Dano Djédjé, qui leur reproche une entorse aux décisions officielles prises par les instances dirigeantes en amont de l’élection présidentielle de 2025.
Au cœur du différend, la désignation de Laurent Gbagbo comme candidat du PPA-CI, entérinée lors du Comité central de mars 2024 puis confirmée par la convention de mai de la même année. Selon la direction du parti, la décision de Ahoua Don-Mello de se porter lui-même candidat, avec le soutien de plusieurs militants, constitue un acte de défiance vis-à-vis de cette ligne arrêtée collectivement.
Face aux membres du Conseil de discipline, les mis en cause ont assumé leur position, affirmant avoir agi en toute responsabilité. Ils soutiennent que leur choix s’inscrivait dans un contexte marqué par l’invalidation de la candidature de Laurent Gbagbo, notamment en raison de son absence sur la liste électorale définitive. Dans cette perspective, ils estiment avoir cherché à éviter une marginalisation du parti sur la scène politique nationale, tout en prévenant d’éventuelles tensions aux conséquences graves.
Les proches de l'ancien directeur du Bnetd ont également dénoncé l’absence de directives claires de la part de la direction du parti après l’exclusion de facto de leur candidat initial. Selon eux, le soutien à une candidature alternative relevait d’une démarche pragmatique et cohérente, visant à combler un vide stratégique laissé par l’inaction des instances dirigeantes.
Ils rappellent en outre que les signaux d’une possible invalidation de la candidature de Laurent Gbagbo étaient perceptibles bien avant la publication de la liste électorale définitive. Plusieurs militants auraient alors sollicité l’ouverture d’un débat interne sur la conduite à tenir, sans obtenir de réponse favorable. Malgré ces alertes, la direction aurait maintenu sa position, estimant que l’éligibilité de son candidat n’était pas compromise.
Par ailleurs, les personnes auditionnées ont tenu à rejeter toute interprétation selon laquelle leur participation à l’élection présidentielle de 2025 reviendrait à cautionner un éventuel nouveau mandat du président Alassane Ouattara. Elles soutiennent que, si la candidature de Laurent Gbagbo avait été validée, le parti aurait participé au scrutin dans les mêmes conditions institutionnelles, sans que cela ne soit perçu comme une approbation du pouvoir en place.
À l’issue des auditions, un mémo détaillant leurs arguments et observations a été transmis au Conseil de discipline. Ce document revient notamment sur les décisions prises en 2024 par les organes du parti et sur les circonstances ayant conduit à la situation actuelle. Certains des militants concernés n’ont toutefois pas pu répondre à la convocation, étant annoncés indisponibles.
Cette affaire met en lumière les tensions internes qui traversent actuellement le PPA-CI, à l’approche d’échéances politiques majeures, et pose la question de la gestion des divergences stratégiques au sein du parti.
Jean Chresus, Abidjan
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1) « Dans cette perspective, ils estiment avoir à éviter la marginalisation du parti… ». 2) « Elles soutiennent que, si la candidature de Laurent Gbagbo avait été validé, le parti aurait participé au scrutin dans les mêmes conditions institutionnelles… ». -Le problème de l'Afrique et de la Côte d'Ivoire en particulier, c'est qu'il y a une PROPORTION non négligeable de gens qui adhèrent à un parti avec pour but de REMPLIR la panse et non de se mettre au service de la collectivité. Même ceux qui ne comprennent pas grand-chose à la politique, savent intuitivement que le président Gbagbo veut travailler dans l'intérêt supérieur du pays, ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'acteurs politiques véreux. -Si c'est pour faire 2% qui étaient prévisibles, il fallait arrêter, au lieu de se défendre avec des ARGUMENTS bidons. -Le cas sénégalais utilisé par Mr Don Mello ne tient pas le route actuellement. Le cas Diomaye était un MONTAGE des impérialistes. -Curieusement, les 4 accompagnateurs de Dramane (comme KKB), n'ont rien eu. Mes analyses personnelles me font penser que Don Mello voulait un gouvernement "d'union national", si les % obtenus par les 4, étaient un peu élevés. C'était ne pas connaître Dramane dans sa propension à s'accaparer de tout est sans limite. -J'ai même l'impression que les 4 accompagnateurs ont maintenant HONTE de se montrer...C'est triste et décevant !!
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