Afrique du Sud : Extradition vers le Bénin ? la justice examine le cas de Kémi Séba
Le panafricaniste Kémi Séba comparaît ce lundi 20 avril devant la justice en Afrique du Sud, après son arrestation la semaine dernière à Pretoria.
Placée en détention provisoire, la figure du panafricanisme radical est poursuivie aux côtés de son fils et d’un ressortissant sud-africain, soupçonné de l’avoir aidé à tenter de rejoindre le Zimbabwe.
La justice sud-africaine doit d’abord statuer sur une affaire d’immigration illégale. Selon son entourage, Kémi Séba séjournait dans le pays depuis environ cinq mois, avec un visa expiré depuis deux mois au moment de son interpellation.
Parallèlement, l’activiste fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le Bénin, en lien avec son soutien présumé à une tentative de coup d’État en décembre dernier.
L’arrestation aurait été facilitée par une opération coordonnée avec Interpol.
Si une procédure d’extradition est évoquée, ses chances d’aboutir restent faibles en l’absence d’accord bilatéral entre Pretoria et Cotonou, selon une source proche du dossier.
Les avocats de Kémi Séba devraient plaider pour sa libération rapide. En cas de remise en liberté, il pourrait soit rester en Afrique du Sud, soit rejoindre le Niger, dont il détient un passeport diplomatique.
Arrêté le 13 avril dans un centre commercial de Pretoria, l’activiste de 44 ans, déchu de sa nationalité française, demeure une figure controversée du panafricanisme.
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