Côte d'Ivoire : La CEI boucle son mandat sur un bilan « satisfaisant » et prépare l'après dans la sérénité
La Commission électorale indépendante (CEI) a officiellement lancé, mercredi à Assinie, un atelier-bilan consacré à l’évaluation interne des opérations électorales de 2024 et 2025. À l’ouverture des travaux, son président, Coulibaly-Kuibiert Ibrahime, a dressé un bilan globalement positif de la mandature entamée en 2019, tout en appelant à la sérénité à l’approche de la fin officielle de ses fonctions.
Dans une allocution empreinte de gravité et d’émotion, le président de la CEI a rappelé l’ampleur de la mission confiée à son équipe : organiser l’ensemble du cycle électoral, de la révision de la liste électorale aux élections présidentielle, législatives et locales.
« Il est normal, au terme d’une telle mission, de faire le point afin d’améliorer ce qui a été bien fait et de corriger ce qui doit l’être », a-t-il déclaré devant les participants.
Sans « orgueil ni arrogance », Coulibaly-Kuibiert Ibrahime a estimé que le bilan des six années écoulées est « satisfaisant », s’appuyant sur les retours des partenaires et des citoyens.
« Le bilan est positif et doit être mis à l’actif de tous : commissaires, administration et acteurs de terrain », a-t-il souligné, saluant l’engagement des équipes déployées à travers le pays. Il a notamment mis en avant leur contribution à la vulgarisation des enjeux électoraux auprès des populations.
Le président de la CEI a confirmé que la mandature est arrivée à son terme sur le plan juridique et que sa fin officielle est imminente.
« Nous avons achevé notre mission. Dans les jours à venir, la commission sous cette mandature prendra fin », a-t-il annoncé.
Face aux inquiétudes exprimées, notamment par le personnel administratif, il a tenu à rassurer : « Nous sommes dans un État de droit. Des dispositions seront prises pour garantir les droits de chacun et permettre la continuité des compétences. »
Dans un contexte de transition, Coulibaly-Kuibiert Ibrahime a lancé un appel au calme, à la patience et à la sérénité. Il a insisté sur le fait que la fin de cette mandature ne signifie pas la fin du processus électoral en Côte d’Ivoire.
« Les élections continueront d’exister dans notre pays, peut-être sous d’autres formats », a-t-il affirmé, invitant ses collaborateurs à garder « le sentiment du devoir accompli ».
Dans un message à forte portée symbolique, il a ajouté : « Il s’agit d’une séparation liée à un mandat, et non à la vie », saluant l’engagement collectif et exprimant sa gratitude à l’ensemble des acteurs impliqués.
Un atelier pour capitaliser les acquis
Organisé du 6 au 8 mai 2026, cet atelier vise à analyser les opérations électorales récentes à travers des rapports techniques issus de sous-commissions. Les travaux, menés en séances plénières, permettront d’identifier les acquis, les insuffisances et les pistes d’amélioration.
En ouverture, le secrétaire permanent de la CEI et président du comité d’organisation, Kouamé Adjoumani Pierre, a souligné l’importance de cette rencontre, qui marque la clôture du cycle électoral 2020-2025. Il a salué l’implication des équipes et précisé que toutes les dispositions logistiques ont été prises pour garantir le bon déroulement des travaux.
Il a également insisté sur l’objectif de l’atelier : « contribuer au renforcement du système démocratique ivoirien et à la consolidation d’élections libres, justes et transparentes.
Les conclusions de cet atelier devront permettre de dégager des recommandations concrètes, adaptées aux réalités nationales et conformes aux standards internationaux en matière de gouvernance électorale.
Clôturant son intervention, le président de la CEI a invité les participants à une implication active : « Mettons à profit ces journées pour améliorer ce qui doit l’être et proposer des solutions pertinentes pour l’avenir de notre système électoral. »
Wassimagnon
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