Côte d'Ivoire : Diabo, Dame Yao Madeleine ouvre un Collège à Adiékro précisant qu' « Un enfant qu'on éduque est un village qu'on sauve »
L'entrée de l'établissement (ph KOACI)
Madame Yao Madeleine, fondatrice du Collège Espérance Saint Parfait d’Adiékro, a réuni ce vendredi 12 juin 2026 l’ensemble de la communauté de Diabo et d’Adiékro pour la présentation officielle de l’établissement. Autorités administratives, élus, cadres, chefferie traditionnelle et population étaient présents au sein du collège pour marquer ce moment historique pour l’éducation locale.
Le directeur des études a ouvert la cérémonie en rappelant la mission de l’établissement. « Plus qu’un bâtiment de ciment et de craie, cet établissement est une promesse : la promesse d’une éducation de qualité, de proximité, inclusive et ancrée dans les valeurs d’excellence et de discipline », a-t-il déclaré. Le Collège Espérance Saint Parfait se veut une réponse directe aux difficultés rencontrées par les élèves de la sous-préfecture. Notamment éloignement familial, précarité des tuteurs et longs trajets qui compromettent la scolarité. L’objectif est d’offrir un cadre sain, inclusif et ancré dans les valeurs d’excellence et de discipline.
L’établissement se conforme aux directives du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de l'Enseignement Technique. Le personnel enseignant et administratif s’est engagé à faire de ce collège un sanctuaire de savoir et de réussite. Le directeur a insisté sur la responsabilité partagée. « Cette école est la vôtre. Prenez-en soin. Soutenez-nous, car un enfant qu’on éduque est un village qu’on sauve », a-t-il affirmé. L’école appartient à la communauté et son entretien dépend de l’implication de tous, parents, chefs et élèves.
Au-delà des matières classiques, le collège intègre la performance, l’éthique, la moralité et la discipline dans son projet pédagogique. Une salle multimédia est déjà disponible pour accompagner l’apprentissage, même si elle attend un effectif à plein temps pour être pleinement opérationnelle. Un espace cantine est également prévu pour accueillir les élèves dans de meilleures conditions.
Madame Yao Madeleine a souligné que l’école n’a été lancée officiellement qu’après obtention de l’homologation. « Chers parents, chers directeurs d’école, inscrivez vos enfants dans notre école. C’est une école moderne, ancrée dans nos valeurs, et proche de vous », a-t-elle encouragé. Elle a invité les parents et directeurs d’école à inscrire leurs enfants dans cet établissement moderne et proche de leurs familles. La fondatrice a rappelé que les affectations sont désormais digitalisées, ce qui laisse aux parents la liberté de choisir l’école pour leurs enfants. « Si la Gouverneure fait confiance à cette école pour son enfant, vous pouvez aussi le faire », a-t-elle déclaré.
Pour la fondatrice, ce collège s’inscrit dans le programme de la Fondation Sacré Cœur Missionnaire de la Charité, créée il y a plus de 20 ans. « Nous avons constaté que le besoin réel, c’était le collège. Il y a déjà assez d’écoles primaires. Nous avons donc créé ce collège pour aider les parents, aider la jeunesse », a-t-elle expliqué. Le choix d’implanter un collège à Adiékro répond à un besoin concret. La zone compte déjà plusieurs écoles primaires, mais manquait d’un établissement secondaire de proximité. L’ambition est de transmettre aux élèves des repères solides pour en faire les cadres de demain.
La cérémonie s’est achevée sur un appel à l’unité. « C’est ensemble, main dans la main, chefferie, parents, enseignants, autorités et toute la population ici présente, que nous ferons de ce collège une référence locale et même nationale », a-t-elle conclu. Chefferie, parents, enseignants, autorités et population sont invités à travailler ensemble pour faire de ce Collège une référence locale et nationale.
Le programme de la Fondation Sacré Cœur Missionnaire de la Charité ne se limite pas à l’école. Madame Yao Madeleine a également présenté deux autres volets prévus sur le même site. Un centre de santé spécialisé orienté vers l’orthopédie, l’ophtalmologie et la chirurgie, et un centre artisanal pour former les jeunes aux métiers comme la poterie, la vannerie, la coiffure et la menuiserie. « Je vous en prie, arrêtez de vandaliser pour que le projet puisse continuer », a-t-elle supplié.
Elle a enfin lancé un appel aux jeunes pour protéger ces infrastructures contre le vandalisme, condition indispensable pour attirer des partenaires.
T.K.Emile
tkemile@koaci.com
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