Côte d'Ivoire : Bouaké, Hili Napemala Samuel avoue 5 meurtres d'enfants, le tradipraticien Doumbia Mamadou interpellé pour trafic de restes humains
L’horreur continue de se dévoiler à Bouaké. Un homme identifié comme Hili Napemala Samuel a été interpellé le lundi 15 juin 2026 par la Brigade anticriminalité (BAC) de la Préfecture de police de Bouaké alors qu’il transportait un sac contenant le corps sans vie d’un enfant âgé d’environ cinq ans.
Selon un communiqué du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Bouaké, le suspect a rapidement reconnu avoir étranglé l’enfant avant de tenter de dissimuler son corps.
Au cours de son interrogatoire, Hili Napemala Samuel a conduit les enquêteurs vers trois tombes situées dans des broussailles du sous-quartier de la zone aéroportuaire de Bouaké. Les fouilles effectuées sur les lieux ont permis de retrouver les dépouilles de trois précédentes victimes.
Les investigations se sont poursuivies et, ce vendredi 19 juin 2026, le mis en cause a révélé l’existence d’une quatrième tombe contenant le corps d’une autre victime. Cette nouvelle découverte porte à cinq le nombre total de personnes qu’il aurait tuées.
Lors des auditions menées sous la supervision constante du Procureur de la République, le suspect a également fait des révélations particulièrement troublantes. Il a affirmé vendre certains restes humains de ses victimes, notamment des crânes et des ossements des pieds, à des tiers.
Ces déclarations ont conduit les enquêteurs à identifier un certain Doumbia Mamadou, âgé de 30 ans, de nationalité ivoirienne, qui se présente comme tradipraticien.
Sur instruction du Procureur de la République, Doumbia Mamadou a été interpellé ce vendredi. Lors de son audition, il aurait reconnu avoir acheté des restes humains auprès de Hili Napemala Samuel, notamment un crâne humain.
Une perquisition effectuée immédiatement à son domicile a permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs ossements humains, renforçant les soupçons pesant sur lui.
Face à la gravité des faits, le Procureur de la République a assuré que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller toutes les personnes susceptibles d’être impliquées dans cette affaire qualifiée de « crimes crapuleux ».
Cette série de découvertes macabres suscite une vive émotion au sein de la population de Bouaké et relance les inquiétudes concernant les réseaux criminels impliqués dans le trafic de restes humains.
Les autorités judiciaires promettent de faire toute la lumière sur cette affaire qui figure parmi les plus choquantes enregistrées ces dernières années dans la région.
Wassimagnon
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