Burkina Faso : Deux prédicateurs interdits de prêche pour des « propos radicaux »
Le gouvernement burkinabè a décidé de suspendre deux prédicateurs musulmans, interdits de toute activité de prêche, de prédication et d’enseignement religieux au Burkina Faso, en raison de propos radicaux, selon deux arretés ministeriels publié ce mardi.
"Le Camarade SANKARA Omar (...) est interdit est interdit jusqu'à nouvel ordre, de toute activité de prêche, de prédication et d'enseignement religieux sur toute l’étendue du territoire national pour propos radicaux de nature à compromettre la cohésion sociale et le vivre-ensemble", indique le premier arrêté signé du ministre de l'administration territoriale, Emile Zerbo.
"Le Camarade SAWADOGO Idrissa (...) est interdit jusqu'à nouvel ordre, de toute activité de prêche, de prédication et d'enseignement religieux sur toute l’étendue du territoire national pour propos radicaux de nature à compromettre la cohésion sociale et le vivre-ensemble", indique le second arrêté ministériel.
Dans un troisième arrêté, le ministre Zerbo a également annoncé la suspension de l'Association dénommée « Tabernacle des fils du royaume de Saint-Esprit », pour une période de trois (03) mois renouvelable pour non-renouvellement de ses instances, de faits présumés de dépravation de mœurs et de blanchiment de capitaux.
Ces décisions interviennent quelques jours après l'adoption d'un projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso.
Composé de cent douze (112) articles répartis en six (06) titres, ce texte vise à garantir la liberté de religion tout en renforçant l'ordre public, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
En rappel, un grand imam et prédicateur, Dr Ishaq Kindo a été interpellé en début juin après des propos critiques sur cette loi. Nombreux de ses coreligionnaires ont également été interpellés tandis que la mosquée principale sunnite a été fermée jusqu'à nouvel ordre pour troubles à l'ordre public.
Boa, Ouagadougou
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
