Côte d'Ivoire : « Échanges citoyens » à Bouaké, le dialogue directe entre le Gouvernement et les populations du Gbêkê
Des participants (ph KOACI)
Dans une Côte d’Ivoire engagée sur la voie de la transformation, l’action publique se veut de plus en plus proche des réalités quotidiennes des citoyens. Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président Alassane Ouattara a placé le capital humain et les infrastructures au cœur de sa vision de développement, avec pour ambition d’accélérer le dynamisme économique du pays et d’en renforcer l’image.
C’est dans cet esprit que le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG), a organisé ce samedi 25 juillet, à la salle polyvalente de l’hôtel de ville de Bouaké, la 7ème édition de l’activité de proximité dénommée « Échanges citoyens ». Cette initiative, menée en collaboration avec le ministère en charge de la Communication, vise à consolider la place du citoyen au cœur de l’action publique, tout en valorisant les acquis du Gouvernement.
Plus qu’une simple rencontre, ce cadre d’échange se veut un pont entre l’État et les populations. Il permet aux autorités d’aller à la rencontre des citoyens, d’écouter leurs préoccupations et de mesurer l’impact réel des projets et programmes sur leur quotidien.
Placés sous le thème : « Impact de l’action gouvernementale dans la région du Gbêkê : résultats, perspectives et retours citoyens », les échanges ont porté sur cinq axes majeurs, à savoir la qualité de vie, la santé et la protection sociale, l’éducation et la formation, la souveraineté alimentaire ainsi que l’environnement des affaires et les opportunités économiques.
Au fil des interventions, un bilan des réalisations de 2011 à 2025 a été présenté comme profondément transformateur. Dans la région du Gbêkê, plusieurs avancées significatives ont été enregistrées. L’accès à l’électricité s’est étendu à 435 localités, tandis que des efforts importants ont été faits dans l’accès à l’eau potable. Dans le secteur de l’éducation, 1 698 salles de classe ont été construites et le réseau d’établissements secondaires renforcé. Le système de santé a également connu des améliorations notables avec des infrastructures telles que le CHR, le CHU et l’Institut de Cardiologie. À cela s’ajoutent des projets routiers structurants, notamment l’autoroute Tiébissou-Bouaké, qui contribue à dynamiser l’économie locale.
Mais au-delà du bilan, les regards sont tournés vers l’avenir. Les perspectives présentées s’inscrivent dans le Plan National de Développement (PND) 2026-2030, qui se veut ambitieux et structurant. Portée par la vision « Bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire », la Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre un PIB par habitant de 4 500 dollars à l’horizon 2030.
Pour la région du Gbêkê, plusieurs projets structurants sont annoncés, notamment la mise en place d’un pôle agro-industriel du Centre, la construction de nouvelles autoroutes reliant Bouaké à Bondoukou et au Burkina Faso, la construction d’un Campus 3 universitaire, le renforcement du CHU, l’électrification totale des localités et la création d’une zone industrielle de 150 hectares.
Dans la salle, en présence du premier magistrat de la commune de Bouaké, le ministre Amadou Koné, les échanges ont aussi donné la parole aux citoyens, venus partager leurs expériences, leurs attentes mais aussi leurs espoirs. Une atmosphère d’écoute et de dialogue s’est installée, témoignant de la volonté commune de construire un développement inclusif.
Prenant la parole à son tour, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a soulevé la problématique du foncier ainsi que celle de la lutte contre l’incivisme. « La question foncière est traitée à deux niveaux. Il y a, d’une part, le foncier rural, relevant du ministère de l’Agriculture, avec aujourd’hui l’AFOR (Agence de Gestion Foncière Rurale), créée justement pour gérer ces questions. D’autre part, il y a le foncier urbain, qui relève du ministère de l’Urbanisme.
Le principal problème est que certaines personnes commencent à vendre des terrains avant même que le lotissement ne soit approuvé, alors que tout lotissement obéit à des normes. Il existe des réserves administratives à prévoir afin que, le jour où l’État souhaite construire une école, un centre de santé, un jardin ou toute autre infrastructure sociale de base, cela ait été anticipé dans le lotissement.
Pour le reste, il s’agit de civisme citoyen. Il faut inviter chaque citoyen à adopter un comportement civique. L’incivisme doit cesser dans tous les domaines dont le transport, dans les lotissements, au niveau fiscal, dans le secteur de la santé… Il est impératif qu’enfin, dans notre pays, l’incivisme disparaisse, quel que soit le domaine concerné. C’est à ce prix que nous aurons un pays ordonné, capable de poursuivre sa marche vers le développement. Car le développement ne peut se faire dans le désordre. » a-t-il fait savoir.
À travers cette initiative, le CICG confirme son rôle de passerelle entre l’État et les populations. Les Échanges citoyens apparaissent ainsi comme un outil essentiel pour renforcer la confiance, encourager la participation citoyenne et inscrire durablement l’action publique dans une dynamique de proximité.
TK Emile
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