Cameroun : Et si la transition passait par la jeunesse? Franck Yonboue le profil qui affole le sérail
Alors que le pays retient son souffle, le débat sur le renouvellement de l’élite refait surface. Un nom circule : Franck Yonboue.
Dans le silence du pouvoir, dominé par l'absence du président Biya, une autre discussion enfle, celle de la transition et du renouvellement de la classe dirigeante.
Au cœur des salons feutrés du pouvoir et sur les réseaux sociaux, un nom revient avec insistance : Franck Yonboue.
Qui est Franck Yonboue ? Le technocrate de la diaspora qui plaît
Peu connu du grand public il y a encore quelques mois, Franck Yonboue s’est imposé ces dernières semaines comme "le profil" qui pourrait incarner la rupture.
Basé en France, il évolue dans le management des ressources humaines et des politiques publiques. Son CV parle pour lui :
Gestion publique et développement territorial, pilotage de l’action publique, décentralisation, budgétisation des politiques de proximité, évaluation des politiques locales.
Ressources humaines: gestion des compétences, management d’équipes, conduite du changement.
Mais aussi, accompagnement de projets associatifs, gestion des subventions publiques, programmes d’éducation civique, initiatives d’insertion.
Coopération internationale, mobilisation de réseaux et de partenariats au-delà des frontières.
Franck Yonboue communique régulièrement sur les questions de jeunesse et de développement.
Au Cameroun, pour de nombreux observateurs, il coche les cases du "profil nouveau" : jeune, technicien, issu de la diaspora, avec une expérience concrète de l’administration moderne.
Pourquoi son nom revient maintenant ?
L’absence prolongée du Chef de l’État a ravivé un débat tabou : et après ?
La question de la nomination d’un Vice-Président, potentiellement qui mettra en branle la transition, cristallise les tensions.
Dans ce contexte, la demande de renouvellement de l’élite devient de plus en plus forte. Les Camerounais, et surtout les jeunes qui représentent plus de 60% de la population, réclament des visages nouveaux, des compétences neuves.
Franck Yonboue incarne cette attente. Il n’est ni issu d’un parti historique, ni d’un clan. Il vient de la compétence.
D'autres pays ont osé faire confiance aux jeunes
Le Cameroun n’est pas le premier à se poser cette question. Et l’histoire montre que miser sur la jeunesse peut payer.
En France, Emmanuel Macron élu à 39 ans en 2017, il a bousculé un système jugé figé en plaçant des trentenaires et quarantenaires à des postes clés. Résultat : un renouvellement brutal de l’Assemblée et du gouvernement.
En Nouvelle-Zélande : Jacinda Ardern - Première ministre à 37 ans. Elle a mis la jeunesse, la santé mentale et le climat au centre de l’action publique avec un style de gouvernance très différent.
Au Rwanda, la jeunesse est au cœur de l’État
Après 1994, Kigali a massivement intégré des jeunes cadres formés à l’étranger dans l’administration. Aujourd’hui, le Rwanda est cité en exemple pour son efficacité administrative et sa gouvernance numérique.
Partout, le constat est le même : faire de la place aux jeunes profils ne veut pas dire faire table rase, mais injecter de la compétence, de l’énergie et une nouvelle culture de gestion.
Et si on rapatriait cette expertise ?
La vraie question n’est plus "qui est Franck Yonboue ?" mais "comment son expérience peut-elle servir le Cameroun ?"
Modélisation des services publics, gestion moderne des RH dans l’administration, accompagnement structuré de la jeunesse, amélioration des politiques de proximité, mobilisation de la diaspora et des partenaires internationaux...
Autant de chantiers urgents où son parcours pourrait être un atout.
Le Cameroun a besoin de cadres capables de gérer l’État comme on gère une entreprise performante : avec des objectifs, de l’évaluation, et de la redevabilité.
Le prochain régime aura-t-il ce courage ?
Dans un pays où l’âge moyen des ministres dépasse 60 ans, nommer ou promouvoir un profil comme celui de Franck Yonboue serait un signal fort.
Un signal que nous invitons Yaoundé à comprendre. Il s'agit de comprendre que l’avenir ne se gère pas avec les recettes d’hier. Mais aussi que, la jeunesse n’est plus seulement la force de la rue, mais aussi une force de proposition pour gouverner.
Le débat est lancé. Le Cameroun retiendra-t-il la leçon des autres nations ? Ou choisira-t-il encore la continuité dans l’immobilisme ?
Une chose est sûre, la question du renouvellement n’est plus une option. C’est une urgence.
-Armand Ougock, correspondant permanent de koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de koaci au WhatsApp 237 691154277 ou cameroun@koaci.com
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