Côte d'Ivoire : Evénements douloureux de Kossandji, l'Etat poursuit l'accompagnement à travers des appuis aux familles, mais la compassion n'efface pas l'exigence de vérité
Patrick Achi et Myss Belmonde à Kossandji (DR)
Après les évènements douloureux de Kossandji dans la région de la Mé, l’Etat poursuit l’accompagnement à travers des appuis aux familles des victimes.
Face à la gravité extrême des événements qui, début août, ont endeuillé Kossandji, le Président de l’Assemblée Nationale, Patrick Achi, tenu à être à nouveau présent aux côtés des familles, de la chefferie, des jeunes et des populations.
Avec la ministre de la Solidarité Myss Belmonde Dogo, ils ont exprimé, avec gravité et émotion, leur compassion et leur solidarité.
Il a rappelé que, dès le lendemain du drame, l’État était présent, avec les forces de sécurité dont il a salué une fois encore le professionnalisme.
« Aujourd’hui, l’accompagnement se poursuit à travers des appuis aux familles, en vivres et en ressources financières, la mise à disposition d’une ambulance, mais aussi des dispositions pour assurer la continuité de la scolarité de nos enfants. Et nous serons encore là demain, notamment pour accompagner dignement les familles lors des funérailles », a indiqué le Chef du Parlement.
Selon M. Achi, la compassion n’efface évidemment pas l’exigence de vérité et de justice.
« L’enquête se poursuit. Les auteurs de ces actes inqualifiables devront en répondre devant la Justice de notre République, qui établira les responsabilités et rendra son verdict. Et s’il nous faudra savoir pardonner, sans jamais oublier, c’est avec chevillées au cœur ces valeurs de paix et de fraternité qui définissent l’identité ivoirienne. Oui, notre Grande Côte d’Ivoire est une terre de Vivre-ensemble. Et c’est ce bien rare et précieux que nous avons le devoir, à Kossandji comme partout ailleurs, de toujours préserver », a-t-il conclu.
Pour rappel, les violences et affrontements intercommunautaires survenus à Kossandji, dans la sous-préfecture de Danguira (département d'Alépé en Côte d'Ivoire), les 4 et 5 août 2026, ont fait sept morts, plusieurs blessés et une personne portée disparue.
A l’origine, il s’agirait d’un conflit foncier opposant des populations autochtones akyé et des communautés allogènes, sur fond de tensions liées au contrôle des terres et de la production agricole.
Dans le cadre de l’enquête liée à cette affaire, dix-huit personnes ont été interpellées, inculpées (pour meurtre, incendie volontaire et détention illégale d'armes) et placées sous mandat de dépôt.
Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations pour faire toute la lumière sur ces violences.
Donatien Kautcha, Abidjan
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