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Côte d'Ivoire : Banque mondiale- PAGDS, 150 milliards FCFA au service de la modernisation de l'administration ivoirienne
 

Côte d'Ivoire : Banque mondiale- PAGDS, 150 milliards FCFA au service de la modernisation de l'administration ivoirienne

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 21 septembre 2026 - 21:14

Présent aux Journées portes ouvertes de la Banque mondiale, le Programme d’appui à la gouvernance et au développement du secteur public (PAGDS) a présenté les résultats enregistrés au terme de sa première phase. Doté d’une enveloppe d’environ 150 milliards de francs CFA sur six ans, le programme a accompagné plusieurs réformes dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des finances publiques, de la justice et de la gouvernance. Pour Madeleine Yao, coordonnatrice du PAGDS, les acquis obtenus justifient la poursuite des réformes à travers une deuxième phase récemment signée.


La première phase du Programme d’appui à la gouvernance et au développement du secteur public (PAGDS) a permis d’accompagner plusieurs réformes destinées à améliorer la gestion des ressources publiques et à renforcer la gouvernance en Côte d’Ivoire.


À l’occasion des Journées portes ouvertes de la Banque mondiale, Madeleine Yao, coordonnatrice du PAGDS, a dressé le bilan de cette première phase, mise en œuvre pendant six ans avec une enveloppe d’environ 150 milliards de francs CFA.

Selon elle, les résultats enregistrés ont permis d’ouvrir la voie à une deuxième phase du programme, récemment signée et désormais en vigueur.


Le PAGDS a été conçu comme un programme multisectoriel intervenant dans plusieurs domaines stratégiques de l’action publique. Il a notamment accompagné le ministère des Finances et du Budget, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, le secteur de la Justice ainsi que la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance.


L’objectif principal était d’aider l’État à améliorer la gouvernance économique, à optimiser ses ressources et à rationaliser ses dépenses.


« Nous avons choisi les secteurs initialement un peu budgétivores ou qui avaient une gouvernance qui ne permettait pas vraiment d’optimiser les ressources », a expliqué Madeleine Yao.


Dans le secteur de l’éducation, plusieurs outils numériques et dispositifs de contrôle ont été mis en place.


Le PAGDS a notamment contribué à la digitalisation du processus de gestion des élèves affectés dans les établissements privés. Un système de contrôle biométrique de la présence des élèves a été instauré afin de permettre un meilleur suivi des effectifs et de limiter les paiements indus.


L’affectation en ligne a également été développée afin de permettre aux parents d’inscrire leurs enfants dans des établissements situés à proximité de leur domicile et de faciliter le suivi de leur parcours scolaire.


Le programme a par ailleurs participé à la production de livres de mathématiques et de lecture afin de permettre aux élèves de disposer de supports pédagogiques dès la rentrée scolaire.


Autre innovation évoquée : le système de suivi scolaire. Une application permet désormais d’identifier les élèves dont les résultats scolaires connaissent une baisse afin de faciliter leur accompagnement.


Face au déficit d’enseignants, notamment en mathématiques et en sciences, le PAGDS a également accompagné la mise en place d’un système d’enseignement à distance. Grâce à cet outil, un cours dispensé dans une ville peut être suivi par des élèves dans d’autres localités du pays.


 

La digitalisation a également concerné les Comités de gestion des établissements scolaires (COGES), notamment dans la gestion de certaines opérations administratives.


Dans le domaine de la santé, le programme a accompagné la mise en place d’un système d’information permettant d’améliorer le suivi du parcours du patient.


Grâce à l’identification liée à la Couverture maladie universelle (CMU), le patient peut être suivi dans son parcours de soins, jusqu’à la pharmacie. L’objectif est notamment de faciliter l’accès aux informations médicales, de simplifier certaines démarches et d’améliorer la prise en charge.


Cependant, la généralisation de ce dispositif reste un chantier important. Sur environ 3 000 centres de santé que compte le pays, seuls quelque 400 ont, à ce stade, été intégrés au système, selon Madeleine Yao.


Dans le secteur financier, le PAGDS a accompagné la digitalisation de plusieurs opérations de l’État, notamment à travers TrésorPay-TrésorMoney.


Cette transformation vise à faciliter la collecte des ressources publiques et les paiements de l’État, tout en favorisant l’inclusion financière et l’utilisation des outils numériques par les populations.


Le programme est également intervenu dans le renforcement de la mobilisation des recettes. Au niveau des impôts, des opérations de recensement de nouvelles parcelles et de nouveaux espaces économiques ont été menées afin d’élargir l’assiette fiscale.


À la douane, des équipements et outils de lutte contre la fraude, dont des scanners, ont été déployés pour contribuer à l’optimisation des recettes publiques.


Le PAGDS a également accompagné des réformes dans le secteur de la Justice, notamment à travers la digitalisation de certaines procédures liées à la création d’entreprises.


Selon Madeleine Yao, les dispositifs mis en place permettent désormais de suivre et de faciliter la création d’une entreprise dans un délai pouvant atteindre 48 heures.


 

Le programme est également intervenu dans le domaine des infrastructures, avec l’objectif d’améliorer la transparence dans la passation des marchés publics et le suivi de l’exécution des travaux.


Pour la coordonnatrice du PAGDS, les acquis enregistrés constituent une première étape. La deuxième phase du programme doit permettre de poursuivre et surtout d’étendre les réformes déjà engagées.


« Nous ne sommes pas arrivés au bout de ces réformes », a-t-elle souligné.


Elle cite notamment le système d’information dans le secteur de la santé. Sur les quelque 3 000 centres de santé du pays, environ 400 seulement ont été couverts par le dispositif. Dans le domaine du suivi scolaire, le constat est similaire : sur plus de 2 000 établissements, environ 100 ont été intégrés au système.


Pour Madeleine Yao, l’enjeu des prochaines années sera donc de passer de l’expérimentation et du déploiement partiel à une généralisation des solutions développées.


« C’est tellement important ce qu’on a fait que cela peut avoir un effet transformateur plus important si la Banque accepte de mettre des ressources dans les mêmes secteurs pour parachever les réformes et faire en sorte que le secteur soit révolutionné », a-t-elle déclaré.


Les Journées portes ouvertes constituent ainsi, pour le PAGDS, une occasion de mettre en lumière les résultats obtenus grâce à l’appui de la Banque mondiale, mais aussi de plaider pour la poursuite de cet accompagnement.


Pour Madeleine Yao, l’enjeu de la deuxième phase sera de consolider les acquis, d’étendre les dispositifs déjà opérationnels et d’achever les réformes encore incomplètes.


De l’éducation à la santé, en passant par les finances publiques, la justice, les infrastructures et la mobilisation des recettes, le PAGDS entend ainsi poursuivre son action en faveur d’une administration publique davantage digitalisée, plus transparente et plus performante.


Wassimagnon


 
 
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