Côte d'Ivoire : Suite à une fausse vidéo de grève, l'OIA Café-Cacao exige une rectification immédiate
L'Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière Café-Cacao de Côte d'Ivoire (OIA Café-Cacao) monte au créneau. Dans un communiqué officiel publié ce lundi 20 octobre 2026 à Abidjan, l'Organisation dénonce une grave manipulation orchestrée à partir d'images de ses activités.
En cause, une vidéo publiée le 19 octobre 2026 par le média en ligne « Journal d'Abidjan » et massivement relayée sur les réseaux sociaux. Cette vidéo présente une manifestation qui se serait tenue à Daloa le samedi 17 octobre 2026 en soutien à M. Koné Moussa, président du SYNAPCI, et à son appel à la grève. Problème, les images utilisées pour illustrer ce rassemblement ne sont pas celles de Daloa.
Selon l'OIA Café-Cacao, ces images ont été tournées à Divo le 12 septembre 2026, lors du lancement de sa tournée nationale de sensibilisation et d'appel à la cohésion. Une rencontre qui portait un message clair et diamétralement opposé à celui présenté par le média : « NON À LA GRÈVE, OUI AU DIALOGUE ».
Pour l'interprofession, ce détournement crée une confusion grave sur sa position et laisse croire à tort qu'elle soutiendrait le mouvement de grève. L'OIA précise sans ambiguïté qu'elle n'est associée ni à l'organisation ni à l'appel à la grève évoqués, qu'elle n'a jamais été consultée pour l'utilisation de ces images et que celles-ci ne sauraient être une preuve de soutien.
Face à ce qu'elle qualifie de manœuvre visant à tromper le public et à porter atteinte à son image institutionnelle, l'OIA exige le retrait immédiat de la vidéo litigieuse. Elle demande également au « Journal d'Abidjan » de publier un rectificatif explicite avec la même visibilité que la publication initiale, précisant la véritable origine des images et son absence de participation au mouvement présenté.
L'Organisation invite par ailleurs toutes les pages et plateformes ayant relayé la vidéo à cesser sa diffusion et à porter sa mise au point à la connaissance du public. À défaut de mesures correctives, elle se réserve le droit de saisir les autorités de régulation et les juridictions compétentes pour faire valoir ses droits, tout en réaffirmant son attachement au dialogue et à la cohésion au sein de la filière.
T.K.Emile
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