Côte d'Ivoire : Difficultés majeures du Transport Lagunaire, réflexions sur la stratégie pour la relance du secteur
Quelle stratégie pour la relance du Transport Lagunaire et son développement ? Cette question préoccupe les acteurs et l’AMUGA (Autorité de la Mobilité Urbaine dans le Grand Abidjan).
Une délégation de la Société de Transport Lagunaire (STL), conduite par le Président du Conseil d’Administration du Groupe SNEDAI, M. Dia Ousmane, s’est rendue à l’AMUGA. Objectif : recueillir davantage d’informations sur la stratégie de développement du transport lagunaire, en vue de déterminer la position du Groupe sur le sujet.
Le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes, représenté par le Colonel-Major Aya Kouakou, Conseiller technique du Ministre chargé du transport maritime, a pris part à la séance, en présence des représentants du Bureau National d’Études Techniques et de Développement (BNETD) et de la Direction Générale des Affaires Maritimes (DGAM).
Le Directeur Général de l’AMUGA, M. Romain Kouakou, a rappelé l’historique du développement du transport lagunaire, marqué par l’arrivée en 2015 de deux nouveaux opérateurs, la STL et CITRANS, aux côtés de la SOTRA et des pinassiers.
Afin de dynamiser les activités du secteur, l’État a apporté des appuis ponctuels à ces deux opérateurs pour leur permettre de poursuivre leurs activités.
Au cours de la séance, le BNETD a présenté ses recommandations sur le modèle contractuel d’exploitation du transport lagunaire, élaborées dans le cadre de son assistance à l’AMUGA pour l’évaluation et la révision des conventions de concession des opérateurs privés lagunaires.
Les premières conclusions de cette étude visent à régler durablement la question du fonctionnement des nouveaux opérateurs.
Au terme des échanges, les différentes parties ont convenu de se retrouver prochainement pour poursuivre les réflexions.
Le transport lagunaire à Abidjan, bien qu'essentiel pour éviter les embouteillages routiers, fait face à plusieurs difficultés majeures :
Les bateaux des opérateurs formels sont vieillissants et souffrent d'une forte indisponibilité, souvent endommagés par les caractéristiques du fond lagunaire.
Les entreprises du secteur rencontrent de lourds problèmes économiques pour rentabiliser et maintenir leur flotte.
Face aux défaillances et aux limites des flottes officielles, de nombreux usagers se tournent vers les pinasses artisanales, qui manquent cruellement de mesures de sécurité.
On note un retard dans la construction et l'aménagement des gares lagunaires, de leurs voies d'accès et des parkings relais pour assurer une bonne connexion avec le réseau routier.
Le manque d'entretien des voies d'eau navigables et la configuration du fond de la lagune Ébrié compliquent la circulation des embarcations.
Face à cette situation, les autorités ivoiriennes et leurs partenaires tentent de réorganiser et redynamiser le secteur à travers des projets intégrés prévoyant de nouvelles gares et l'acquisition de bateaux-bus supplémentaires, soutenus notamment par des appuis financiers internationaux…
Donatien Kautcha, Abidjan
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
