Côte d'Ivoire Economie
 
Cliquez pour agrandir l'image  
Côte d'Ivoire : Le ministre de l'Economie : « La dette est contractée afin de combler l'insuffisance de ressources nécessaires pour financer les investissements prévus »
 

Côte d'Ivoire : Le ministre de l'Economie : « La dette est contractée afin de combler l'insuffisance de ressources nécessaires pour financer les investissements prévus »

 
 
 
 5033 Vues
 
  5 Commentaire(s)
 
 Il y a 2 mois
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mercredi 31 août 2022 - 10:53

Le Ministre Adama Coulibaly (Ph)


La dette ivoirienne ces derniers mois continue d’alimenter une vive polémique auprès de certains acteurs politiques et des économistes.


A en croire ces derniers, la Côte d’Ivoire connait un endettement accéléré et évoquent taux élevé de 20.000 milliards de FCFA.


Dans un entretien accordé au media pro-gouvernemental (Ndrl Fraternité Matin), le Ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, rassure les ivoiriens en martelant que la dette est maîtrisée et sous contrôle.


« Si l’on peut noter une hausse de la valeur nominale de la dette publique ivoirienne entre 2012 et 2021, il est essentiel de mettre celle-ci en rapport avec la richesse nationale produite subséquemment. En effet, la richesse créée a triplé passant de 13 600 milliards de FCFA en 2012 à 39 200 milliards de FCFA en 2021 », relève-t-il, avant de poursuivre.


 

« Le dynamisme observé dans l’économie nationale exige un niveau de financement accru afin d’assurer aux acteurs économiques, les infrastructures nécessaires au développement de leurs activités. Les emprunts effectués ont servi à financer les investissements productifs pour l’économie, notamment dans les secteurs de l’énergie, du transport, des infrastructures routières et aussi dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’hydraulique etc. A titre d’exemple, la construction du 3ième pont de la ville d’Abidjan, de l’axe Abidjan-Yamoussoukro de l’autoroute du nord, du barrage hydroélectrique de Soubré et l’aménagement de la nouvelle zone industrielle de PK24, entre autres, sont autant de projets structurants qui ont redynamisé l’économie ivoirienne au cours de cette décennie. »


Selon le Ministre, la dette accompagne les ambitions de développement d’un Etat. « En Côte d’Ivoire comme ailleurs, la dette est contractée afin de combler l’insuffisance de ressources nécessaires pour financer les investissements prévus. Ces investissements par la suite génèrent les ressources nécessaires au remboursement de ces dettes. Ainsi la dette, contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser, n’est pas contractée pour le financement des besoins de fonctionnement ou de consommation, mais plutôt pour investir dans les projets et programmes de développement du pays et contribuer ainsi à la croissance économique. La dette fait partie intégrante des modèles de développement économique, elle n’est pas un mal en soi. Le tout, c’est de l’utiliser à bon escient et de manière efficiente, comme le fait la Côte d’Ivoire. »


L’argentier ivoirien ne criant pas une crise d’endettement comme redoutent des politiciens et économistes.


« (...) La dette publique ne s’analyse pas uniquement du point de vue de sa valeur nominale. C’est un indicateur non adapté. Il faut toujours l’apprécier au regard de la richesse nationale qu’elle a servi à créer. Ainsi, si vous considérez les ratios d’endettement de la Côte d’Ivoire, vous noterez qu’à la fin de l’année 2021, l’encours de la dette publique ivoirienne, rapporté au Produit Intérieur Brut (PIB), est à 51,7%. Il convient par ailleurs de relever que le ratio d’endettement actuel de la Côte d’Ivoire est bien en deçà de la norme communautaire de l’UEMOA en matière d’endettement public, fixée à 70%. Comparé à d’autres pays d’Afrique subsaharienne comme le Kenya, le Sénégal et le Ghana dont les structures économiques sont proches de celle de la Côte d’Ivoire, les niveaux d’endettement du pays restent bien meilleurs. En effet, le ratio de la dette publique sur le PIB dans ces pays atteint 68% pour le Kenya, 75% pour le Sénégal et 80% au Ghana. Non ! La dette de la Côte d’Ivoire n’est pas excessive ; elle est bel et bien maitrisée et sous contrôle. Elle sert surtout à financer le développement économique du pays à travers des investissements dans tous les secteurs », explique-t-il.


Enfin, Adama Coulibaly assure que la Côte d’Ivoire veille activement à la gestion de sa dette à travers divers outils et méthodes dédiés, notamment les stratégies de gestion de la dette à moyen terme et les analyses de soutenabilité. Selon lui, ces outils permettent à la Côte d’Ivoire d’assurer une gestion optimale de son endettement.


 

« Par exemple, la stratégie de gestion de la dette sur le moyen terme sert à déterminer combien, quand, où, comment, et auprès de qui emprunter dans le but de financer le budget de l’Etat à un moindre coût et risque. Dans ce cadre, la Côte d’Ivoire priorise les sources de financements concessionnels. Ce sont des financements dont une grande portion est considérée comme des dons (environ 35%) et dont les taux d’intérêt sont les plus bas du marché. Lorsque ces sources atteignent leurs limites, nous nous tournons vers les sources semi-concessionnelles. La Côte d’Ivoire ne va sur les marchés financiers que lorsque des contraintes obèrent les financements concessionnels qui sont limités. Quant à l’analyse de la viabilité de la dette publique, elle examine les ratios d’endettement en lien avec divers indicateurs macroéconomiques sur le long terme afin de s’assurer que la dette demeure soutenable. A ce jour, tous les indicateurs de solvabilité et de liquidité sont en dessous des seuils de référence. Cette gestion rigoureuse de la dette a valu à la Côte d’Ivoire de demeurer à un risque de surendettement modéré, comme cela est confirmé par les partenaires financiers internationaux, notamment la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International », soutient le Ministre de l’Economie et des Finances.



Donatien Kautcha, Abidjan 


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
RESTEZ CONNECTÉ
 
En téléchargeant l'application KOACI.
  
 
 

SONDAGE

 
 
 
 
 
 
 
  5 Commentaire(s)
Côte d'Ivoire : Le ministre de l'Economie : « La dette est contractée afin de combler l'insuffisance de ressources nécessaires pour financer les investissements prévus »
 
 
Veuillez vous connecter pour commenter ce contenu.
 
Votre avis nous intéresse.
 
 
KoffiPierre
Quand les emprunts servent à financer des projets d'infrastructures durables ils génèrent par eux mêmes les ressources nécessaires à leur remboursement. Quand la qualité de ces investissements ne leur assure pas une durabilité suffisante (voir l'état des nouvelles routes, dont l'autoroute de Yamoussoukro) on emprunte à nouveau pour assurer le service de la dette. Puisqu'ils n'ont pas généré les ressources nécessaires.
 
 il y a 2 mois     
  Veuillez vous connecter pour répondre
jordanchoco2020
Les même ignorants n'ont pas de bilan , et ont creusé la dette!!!Koudou lui son programme c'etait venir payer les fonctionnaire faire cela pour lui était un exploit lol , alors que l'augmentation d'ADO ca c'est un exploit pour les fonctionnaires...les meme ignorant nous prenaient sans cesse l'exemple du ghana , actuellement le ghana cherche crédit jusqu'à fatiguer bande de plaisantin , qui ne fait rien devrait la fermer le pont degaule c'est a cause de credit, le boulevards giscard d'estain pareille credit arreter d'afficher vos carences et votre frustation d'avoir rien fait durant toutes ces années de de voir ADO remettre la RCI propre propre
 
 il y a 2 mois     
  Veuillez vous connecter pour répondre
jordanchoco2020
Selon les dernières statistiques et prévisions du FMI, publiées au cours de ce mois d’octobre, les dix pays africains qui devraient afficher le taux d’endettement le plus élevé fin 2021 sont les suivants : le Soudan, avec une dette publique équivalant à 209,9 % du PIB, l’Érythrée (175,1 %), le Cap-Vert (160,7 %), le Mozambique (133,6 %), l’Angola (103,7 %), la Zambie (101,0 %), Maurice (101,0 %), l’Égypte (91,4 %), la Tunisie (90,2 %) et la République du Congo (ou Congo-Brazzaville, 85,4 %). on peut même dire que la RCI a dépassée l'angola et le nigeria qui ont une économie basé presque uniquement sur le pétrole et cette or noir ne paye plus comme avant....et autre chose la dette il faut la comparer avec ce qui est proiduit infrastructure etccccccc celui qui fait rien bouffe le budget sans programme ben le pays s'appauvri les autres le depassent et un jour tu es dernier!! hein les plaisantins meme en terminal si tu refusent de composer tu es effectivement en terminal mais tu as de forte chance de pas avoir ton bac lol
 
 il y a 2 mois     
  Veuillez vous connecter pour répondre
jordanchoco2020
koffi pierre même le pont FHB est en rénovation tu vois que ADO dépense intelligent mais je reste quand même circonspect la RCI c'est le pays ou ceux qui ont rien fait critique ceux qui font est ce que on peut comparer le néant, le vide cosmique et un bilan inattaquable!!! oui vous avez raison tout se casse a vu d'oeil les ivoiriens ont pas de courant ont pas de'au on pas de nouvelle ecole et pour finir les fonctionnaires ont pas ete augmenté quand je vous voir mentir de la sorte je suis heureux et je comprends pourquoi le mot d'ordre de boycott la journée de pulkiki gbalet a même pas déplacé une équipe de foot lol . continuez a vous foutre de vous même en même time vous avez pas de programme , ado a fini avec votre mediocrité vous pensiez le distraire mais lui c'est un bosseur donc il vous a pas calculé maintenant vous etes KO a vouc chier dessus meme 3 eme mandat il peut faire ca va pas qlq part de 1 il a droit et de 2 qui va faire quoi votre CNT existe plus mabri est limite deja rhdp lol plaisantin
 
 il y a 2 mois     
  Veuillez vous connecter pour répondre
aze
L'ARNAQUE DE LA DETTE. On s'endette auprès de QUI MÊME ? On doit AUX HOMMES !?
 
 il y a 2 mois     
  Veuillez vous connecter pour répondre
 
 
 
Divertissements
 
 
 
 
Réseaux sociaux
 
+164k
+110,7k
 
Pays
 
 
 
 
Télécharger l'application KOACI
 
   
NOUS CONTACTER
 
contact@koaci.com
koaci@yahoo.fr
+225 07 08 85 52 93
 
 
NEWSLETTER
 
Restez connecté via notre newsletter