Côte d'Ivoire : Invité à rejoindre son poste d'enseignant à l'UAO sous peine de révocation, Gervais Boga réagit depuis les Etats Unis
Boga Gervais (Ph)
Depuis les Etats-Unis où il s’est réfugié depuis le 16 juin 2025, Gervais Boga Sako, réagi à l’ultimatum de la présidence de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, l’enjoignant de reprendre service sous peine de révocation pour abandon de poste.
Contacté par un confrère, l’enseignant, de grade Assistant, déplore que l’université, qu’il considère comme « le temple du savoir », soit impliquée dans des « considérations politiques ».
« Je suis un fonctionnaire de l’État de Côte d’Ivoire, formé par mon pays, fier de servir mon pays, mais je ne sers aucun individu », affirmerait-il, rapporte-t-on.
Il aurait révélé à la source que, dès son arrivée à Washington DC le 16 juin 2025 et après la publication d’une déclaration annonçant sa présence aux États-Unis, un juge d’instruction aurait pris deux ordonnances :
« L’une suspendant sa solde au Trésor public et l’autre gelant l’ensemble de ses comptes bancaires. »
Des mesures qu’il jugerait « juridiquement et moralement contestables », estimant qu’elles confirment, selon lui, une volonté de préparer une nouvelle radiation.
Pour rappel, M. Boga avait été radié de son poste d’enseignant-assistant à l’université, entre juin 2011 et novembre 2021 pour cause d’exil politique, avant sa réintégration sans condition en 2021, selon M. Boga.
Donatien Kautcha, Abidjan
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Grand frère, reste aux states en tant que réfugié politique. Ceux-là sont dans une posture de règlement de compte depuis la crise post électorale de 2010 et la prise du pouvoir. Moi, personnellement, je n'ai jamais cru à la réconciliation dans ce pays. Quasiment, tous les exilés politiques rentrés au pays ont une condamnation qui leur pend au-dessus de la tête. Certains se sont ralliés pour avoir la paix ou rasent les murs, restant dans le viseur du pouvoir, au moindre faux pas pour les museler. Sinon d'autres sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'état ou de terrorisme, ou encore de vandalisme. Tout ça, on connaît le cible principale : SEM GBAGBO dont ils ont encore son acquittement par la CPI comme un os dans la gorge. Reste là-bas !
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