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Cameroun : Sécurité routière, le nouveau bluff de Ngallè Bibéhè pour impressionner avant le remaniement ministériel
 

Cameroun : Sécurité routière, le nouveau bluff de Ngallè Bibéhè pour impressionner avant le remaniement ministériel

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 29 janvier 2026 - 08:59

Une fois encore, le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, promet de « stopper l'hécatombe » sur les routes camerounaises. L'annonce, faite lors de la cérémonie de présentation des vœux se veut rassurante : multiplication des contrôles en 2026, campagnes de sensibilisation, fin de la « série noire ». Mais derrière la rhétorique, les zones d'ombre persistent. Et les questions que Ngallè Bibéhè n'a pas abordées sont précisément celles qui détermineront le succès ou l'échec de cette énième promesse.




Les chiffres qu'il cache 




Combien de Camerounais sont morts sur les routes en 2025 ? Combien en 2024 ? Le patron du ministère des Transports parle d' « hécatombe » et de « série noire », mais sans jamais quantifier le problème. Comment mesurer l'efficacité d'une politique quand on refuse d'établir un état des lieux chiffré ?




Cette opacité n'est pas anodine. Elle permet de faire des annonces sans jamais avoir à rendre des comptes. En 2027, qui se souviendra des objectifs de 2026 si ces objectifs n'ont jamais été précisés ?




Des contrôles… sans moyens ?




La « multiplication des opérations de contrôles sur l'ensemble du territoire national » sonne bien. Mais avec quels moyens humains et matériels ? Le ministère des Transports gangrené par la corruption dispose-t-il d'agents formés en nombre suffisant ? Les forces de l'ordre ont-elles les équipements nécessaires (éthylotests, radars, véhicules d'intervention) ?




Surtout, quel budget a été alloué à cette opération ? Le silence du ministre sur ces questions concrètes laisse craindre que les « contrôles multipliés » se résument à quelques opérations coup de poing médiatisées, avant un retour au statu quo.



 

Sensibilisation, encore et toujours




Les « campagnes de sensibilisation » sont l'alibi préféré des gouvernements en panne d'action. Certes, informer les usagers est utile. Mais après des décennies de spots radio et d'affiches, peut-on sérieusement croire que le problème est un déficit de communication ?




Les Camerounais savent que la vitesse tue. Ils savent que l'alcool au volant est dangereux. Ce qu'ils ne voient pas, ce sont des routes entretenues. Ils savent aussi que les quelques rares sanctions contre des chauffards ne sont pas effectives, et, surtout que des véhicules de transport en commun ne sont pas aux normes de sécurité.




L'annonce du ministre passe sous silence les causes structurelles de l'insécurité routière au Cameroun. Notamment, l'état catastrophique des infrastructures routières, car les nids-de-poule, virages non sécurisés et absence de signalisation tuent autant que l'imprudence des conducteurs. L’absence d’impunité : quel mécanisme sera mis en place pour garantir que les contrevenants sont effectivement sanctionnés ? La corruption aux barrages de contrôle, phénomène notoire, sera-t-elle combattue ? 




Parmi d’autres causes, la vétusté du parc automobile : quelle politique pour retirer de la circulation les véhicules dangereux ? Les contrôles techniques sont-ils réellement appliqués ? Les auto-écoles respectent-elles les standards ? Les permis de conduire sont-ils délivrés sur base de compétences réelles ?




Quelles mesures concrètes contre les cars de transport interurbain qui circulent en surcharge ?




Déjà-vu


 


Ce qui frappe dans cette annonce, c'est sa banalité. Chaque année, ou presque depuis sa nomination au ministère des Transports, Ngallè Bibehe promet de « mettre fin » à quelque chose. Chaque année, les mêmes recettes sont annoncées : contrôles et sensibilisation. Et chaque année, les Camerounais continuent de mourir sur des routes que l'État tarde à sécuriser.




En 2020, c'était déjà la promesse de « renforcer les contrôles ». En 2022, on annonçait une « tolérance zéro ». En 2024, on parlait de « guerre contre l'indiscipline routière ». Les mots changent, l'impuissance demeure.




Du bluff à l'action, il y a un gouffre



L'intention affichée est louable. Personne ne peut être contre la sécurité routière. Mais entre les déclarations solennelles et les actes, il y a un abîme que Ngallè Bibéhè peine à franchir.




Les Camerounais ne demandent pas de beaux discours. Ils demandent des routes praticables, des contrôles impartiaux, des sanctions appliquées, et des véhicules sûrs. Tant que ces exigences élémentaires ne seront pas satisfaites, les annonces de Ngallè Bibéhè resteront ce qu'elles sont : Du bluff.




-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.


-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com


 
 
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