Burkina Faso : Un médecin révoqué et un adjudant de police rétrogradé pour faits de corruption
Un médecin spécialiste a été révoqué lors du conseil des ministres de ce jeudi qui a également décodé de rétrograder un adjudant de police au grade de sergent chef pour des faits de corruption.
Pour le compte du ministère des Serviteurs du Peuple, le Conseil des ministres a entendu une communication orale relative aux agents publics coupables d'actes de corruption révélés par le KORAG, l'organe de contrôle et de suivi de la mise en oeuvre de la feuille de route du pouvoir.
La communication orale rend compte des procédures disciplinaires engagées contre trois des sept agents concernés.
Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias Traoré le Conseil a décidé de rétrograder M. Sakandé Seni, adjudant de police, au grade de Sergent-chef de police,
Le conseil a également décodé de révoquer M. BOA Jacques, médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale.
Une troisième personne Ouédraogo Abdoul Rachid, agent de police, a été relaxé au bénéfice du doute.
Par ailleurs et pour le compte du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet d'ordonnance portant institution d'un avancement à titre exceptionnel au profit des Forces de sécurité intérieure.
Le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana a indiqué que dans le cadre de leurs missions, les Forces de sécurité intérieure ont fait montre d’abnégation, d’engagement, de détermination et de courage exceptionnel, parfois au prix du sacrifice suprême pour que le Burkina reste debout.
« Dans un souci de renforcer la motivation, la discipline et l'efficacité opérationnelle, il était nécessaire de prendre des mesures exceptionnelles et dérogatoires en matière de gestion de carrière de ces forces combattante » a-t-il souligné..
Selon le ministre Sana, « ces mesures concernent essentiellement l'avancement à titre exceptionnel, soit de grade en grade, soit avec accès à un corps immédiatement supérieur, en reconnaissance des faits d’éclat ou des services exceptionnels rendus à la Nation en temps de paix ou en temps de crise ou en temps de conflit armé ou même lors d'une mission spéciale »,
Sont considérés comme faits d’éclat, le fait de repousser une attaque terroriste ou tendre une embuscade ou assiéger une base terroriste, neutraliser le maximum d'ennemis et de récupérer le maximum de matériel, a expliqué le ministre.
Boa, Ouagadougou
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