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Cameroun : Qui a intérêt à détruire la réputation de l'ex Miss Cameroun 2025 Josiane Harangada Golonga ?
 

Cameroun : Qui a intérêt à détruire la réputation de l'ex Miss Cameroun 2025 Josiane Harangada Golonga ?

 
 
 
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© Koaci.com - vendredi 27 février 2026 - 10:43


Josiane Harangada Golonga Miss Cameroun, vient d'être destituée de son titre. Elle n'a encore fait aucune déclaration publique. Et pourtant, ses conversations privées circulent déjà sur les réseaux sociaux. L'affaire Josiane Harangada Golonga, Miss Cameroun 2025, dépasse désormais le cadre d'une simple rupture contractuelle avec le COMICA. Elle soulève une question autrement plus grave : qui, et pourquoi, cherche à l'achever numériquement ?


La destitution, d'abord


Ce mercredi 25 février 2026, le Comité d'Organisation de Miss Cameroun (Comica) a officiellement annoncé la « destitution immédiate » de Josiane Harangada Golonga. Dans son communiqué, l'organisation invoque des « manquements graves et répétés » : absences injustifiées à des événements officiels, propos irrespectueux envers l'institution, cessation unilatérale des activités liées au mandat, et recours à un manager personnel en violation des clauses contractuelles.


Malgré plusieurs avertissements et mises en demeure restés, selon le Comica, sans réponse, la décision est tombée. Audrey Moutongo, première dauphine, a été sacrée nouvelle Miss Cameroun. Josiane Harangada Golonga, elle, se retrouve sans couronne.


Jusque-là, aussi douloureux soit-il pour la principale concernée, le scénario est connu. Ce n'est pas la première fois que le Comica destitue l'une de ses reines. Agathe Pascaline Nomgne en 2002, Anne Lucrèce Ntep en 2009, Julie Cheugueu Nguimfack en 2016 : toutes ont vécu une éviction prématurée, toutes ont contesté les versions officielles, et le concours a chaque fois continué. L'institution, habituée aux turbulences, a survécu à ses crises.


Mais ce qui se passe depuis le jeudi 26 février est d'une autre nature.


Violence après la destitution


 

Moins de 24 heures après la destitution, les échanges privés de Josiane Harangada Golonga se retrouvent publiés sur les réseaux sociaux. Des conversations intimes, sorties de leur contexte, livrées à la foule numérique. Une mise en pâture organisée, alors même que la jeune femme n'a pas encore pris la parole publiquement.


C'est sur ce point précis que Me Dominique Fousse, avocate, a choisi de réagir avec une clarté sans équivoque : « Publier des échanges privés pour exposer une jeune femme à la vindicte publique n'a rien d'un jeu. C'est un acte grave. C'est une violence », écrit l’avocate.


Son analyse est lucide et dérangeante. S'approprier des discussions intimes pour les livrer à la foule numérique dans l'espoir de briser une réputation, dit-elle, c'est « franchir une ligne rouge ». Et elle va plus loin, pointant une responsabilité pénale et morale : « La liberté d'expression ne protège ni le harcèlement, ni l'atteinte à la vie privée, encore moins l'incitation au suicide. »


Qui a accès aux conversations privées d'une Miss Cameroun ? Qui a eu l'intérêt, le mobile et les moyens de les extraire et de les diffuser au moment précis où la jeune femme était à son point de vulnérabilité maximale ? Ce sont les questions que l'affaire oblige à poser.


Le COMICA dans le viseur depuis longtemps


Cette affaire s'inscrit dans un contexte institutionnel déjà fragilisé. En 2018, Narcisse Mouelle Kombi, le ministre des Arts et de la culture de l’époque, avait lui-même tiré la sonnette d'alarme, soulignant qu'un concours engageant le drapeau national ne pouvait être abandonné à des « forces obscures » tenant entre leurs mains les destins de jeunes femmes exposées à « toutes sortes de convoitises malsaines ». La fondatrice et présidente du COMICA, Ingrid Solange Amougou, avait alors été explicitement visée pour avoir, selon ses critiques, fait du comité sa propriété privée.


Ce contexte de déficit de transparence et de gouvernance opaque rend d'autant plus nécessaires les questions que pose Me Fousse : dans quel environnement ces jeunes femmes évoluent-elles réellement ? Qui détient leurs données, leurs communications, leur image ?


 

Me Fousse conclut son intervention par un appel à la cohérence collective, particulièrement cinglant à l'approche de la Journée internationale des droits des femmes : « Quel sens donnons-nous à nos discours sur la protection des femmes si, dans le même temps, nous participons — activement ou passivement — à leur mise en pâture numérique ? »


La réponse appartient à chacun. Refuser de relayer, refuser de commenter, refuser d'alimenter la meute, rappelle-t-elle, est déjà un acte de protection. La technologie ne dispense ni de conscience ni de morale.


Josiane Harangada Golonga n'a pas encore parlé. Derrière l'écran, il y a une personne. Une fille. Une famille. Un avenir. Cela mérite, au minimum, qu'on se pose sérieusement la question : qui a intérêt à ce qu'elle soit détruite, et pas seulement destituée ?



-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.


-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com


 
 
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