Côte d'Ivoire : Port-Bouët, la jeunesse rejette une « assemblée générale illégitime » et dénonce une tentative de passage en force
À Port-Bouët, la tension monte au sein de l’Union des Jeunes de la Commune (UJCPB). Dans une déclaration officielle, les présidents de secteurs et membres statutaires ont exprimé leur ferme opposition à la tenue d’une supposée Assemblée Générale annoncée pour le 21 mars, qu’ils jugent illégale et contraire aux textes en vigueur. S’exprimant au nom de la base, ces responsables affirment leur engagement à préserver l’unité de la jeunesse et à garantir le respect strict des règles qui encadrent leur organisation. Ils rappellent que l’UJCPB regroupe 30 présidents de secteurs, 501 présidents d’îlots et 1 500 commissaires aux comptes, constituant ainsi une structure représentative qui ne saurait être contournée.
Selon eux, l’initiative en cours, relayée par certains individus, agents municipaux et conseillers locaux, viserait à imposer un président sans consultation préalable des membres statutaires. Une démarche qualifiée de « tentative de passage en force », dénoncée comme une violation flagrante des statuts et un facteur de division.
Les signataires pointent également du doigt une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, s’appuyant sur des images anciennes et sorties de leur contexte pour justifier ce qu’ils considèrent comme une nomination déguisée.
« L’ère des nominations imposées est révolue », martèle, Dobahi Podé cyrille, porte-parole, appelant la jeunesse à ne pas céder à la manipulation.
Au cœur de la contestation figure la question de l’éligibilité du candidat pressenti. Les responsables évoquent une incompatibilité avec les critères d’âge fixés par les textes réglementaires, notamment ceux de la Fédération nationale des unions de jeunesse communales de Côte d’Ivoire (FENUJECI) et du décret encadrant les organisations de jeunesse. Selon eux, le candidat en question, âgé de 41 ans, ne répond pas aux conditions requises, ce qui rend sa candidature juridiquement irrecevable.
Par ailleurs, ils rappellent une directive récente du ministère de la Promotion de la Jeunesse, datée du 20 février 2026, qui interdit toute organisation d’élections au sein des structures de jeunesse avant la publication d’un calendrier officiel prévue à partir de mai 2026. Une disposition qui, selon eux, invalide de facto toute initiative électorale anticipée.
Face à cette situation, les présidents de secteurs lancent un appel solennel aux autorités administratives et politiques, notamment au ministère de la Jeunesse, au ministère de l’Intérieur, au préfet d’Abidjan, ainsi qu’aux responsables de la FENUJECI. Ils les exhortent à ne pas cautionner ce qu’ils considèrent comme une démarche isolée et illégitime.
Tout en réaffirmant leur disponibilité pour un dialogue constructif, les signataires insistent sur la nécessité d’un processus transparent, inclusif et conforme aux textes. Ils appellent également les jeunes de Port-Bouët au calme, à la responsabilité et au respect de l’ordre public.
« La jeunesse de Port-Bouët n’est pas manipulable », concluent-ils, revendiquant le droit de choisir librement leurs dirigeants dans un cadre légal et consensuel.
Wassimagnon
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